Y a-t-il désintérêt des pouvoirs publics ?

La médecine du sommeil n’est pas une spécialité médicale

Les gouvernements français ont toujours refusé de considérer les problèmes de vigilance et de sommeil comme de réels problèmes de Santé Publique. Ils ont toujours refusé d’en faire une spécialité médicale à part entière, ce qui permettrait de développer davantage la recherche dans ces domaines et d’avoir plus de moyens pour faire face à toutes les demandes à ce sujet. Ils ont toujours refusé d’augmenter le nombre d’heures de formation, sur le sommeil et ses pathologies, destinée aux médecins, durant tout leur cursus universitaire. Le nombre de 2 à 3 heures de formation est ridiculement bas pour ce qui occupe un tiers de notre vie. Autant dire que les médecins français ne savent RIEN sur le sommeil et ses pathologies, s’ils n’ont pas fait la démarche personnelle de se donner cette formation. Pourquoi se préoccuper de ce à quoi les “maîtres à penser” médicaux attribuent si peu d’importance ? Ne vous étonnez donc plus que votre médecin “patauge dans la semoule” quand vous lui parlez de vos problèmes de sommeil, il n’est qu’un simple porteur du désintérêt des pouvoirs publics pour les personnes ayant des maladies de la vigilance et du sommeil.

Recherche médicale

Les problèmes de sommeil en France ressemblent aux tristement célèbres nuages de Tchernobyl : ils s’arrêtent à nos frontières ! Ce sont pourtant des chercheurs français qui ont contribué à créer la spécialité de la médecine du sommeil aux États-unis. C’est un médecin français qui, le premier, a décrit l’ensemble des symptômes de la narcolepsie cataplexie. C’est encore un chercheur français, à Lyon, connu dans le monde entier mais presque ignoré en France, qui a développé les recherches sur le sommeil paradoxal. C’est grâce à son intervention, que le laboratoire français LAFON, découvreur du modafinil, ont utilisé cette molécule dans le traitement de la narcolepsie.

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