La femme

Que peut faire une femme à l’âge adulte ?

Le traitement risque-t-il d’interférer avec les méthodes contraceptives ? Le mise en route d’une contraception suppose une information et une réflexion sur les différentes méthodes possibles pour choisir la mieux adaptée individuellement. La pilule est la méthode contraceptive la plus répandue, et certaines jeunes adolescentes souhaiteraient commencer une contraception orale en prenant une pilule mini dosée car la prise de la pilule a la mauvaise réputation, parfois justifiée, de faire grossir. Cependant, il faut savoir que certains médicaments de la narcolepsie diminuent l’efficacité des contraceptifs oraux. C’est le cas du modafinil (Modiodal®). Il faudra donc utiliser une pilule contenant au moins 50 µg d’éthinylestradiol et même, en cas d’arrêt du modafinil, il faudra poursuivre le traitement contraceptif dosé à 50 µg pendant au moins deux mois avant de revenir à une pilule normodosée. Les autres traitements principaux tels que la méthylphénidate (Ritaline®), les amphétamines, le mazindol (Téronac®) et l’oxybate de sodium (Xyrem®) ne présentent pas d’interactions avec la pilule. En cas de prise d’un antidépresseur , il faut faire attention et en parlez au médecin qui prescrit les contraceptifs oraux car certains antidépresseurs modifient l’efficacité de la contraception. D’autres méthodes contraceptives existent, comme les méthodes locales (préservatif, diaphragme, spermicide, dispositif intra utérin normal ou hormonal) ou comme les méthodes hormonales telles que l’implant. Ils présentent l’avantage de ne pas avoir leur efficacité diminuée par les médicaments de la narcolepsie.

La narcolepsie exerce-t-elle une influence sur la vie sexuelle ?

Il n’y a pas d’influence directe de la narcolepsie cataplexie dans ce domaine. Cependant, le fait d’avoir une maladie chronique et le fait des craintes de déclenchement des accès de cataplexie lors de ces relations, peut modifier l’image que l’on a de soi-même et interférer sur la vie intime et amoureuse. Là encore, l’aide et les conseils d’un psychologue, les échanges sur le forum de l’ANC peuvent apporter des réponses et peuvent permettre de diminuer ces craintes et de retrouver la confiance en soi.

Comment en parler à son ami ?

C’est une question très personnelle. Toute relation à l’autre se base sur la confiance, c’est d’autant plus indispensable dans une relation amicale et amoureuse. Parler de sa maladie suppose aussi une relation de grande confiance. Si vous n’êtes pas sûre de vos sentiments prenez le temps de réfléchir et discutez-en avec vos proches. A l’inverse, lorsque vous vous sentirez suffisamment en confiance avec votre partenaire, vous aurez probablement envie de lui en parler. Le moment venu, vous pourrez aborder ce sujet de façon simple et naturelle. Il faut arriver à faire comprendre à sa famille et à ses amis que le sommeil est un besoin naturel pour eux comme pour les personnes narcoleptiques, mais que ce besoin est excessif . Il faut aussi bien indiquer que les siestes et les pauses sont indispensables au bien-être et à la vie. Très souvent, le fait de pouvoir nommer la maladie, par le malade lui-même mais aussi par son entourage (ami, conjoint, proche), constitue un grand soulagement. Savoir que c’est une maladie qui se soigne, d’une part, au moyen de médicaments et, d’autre part, avec des conduites adaptées à l’hypersomnolence modifie la relation d’incertitude ou de méfiance qui a pu s’installer à l’apparition des premiers symptômes.

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