Rêve

Le rêve est le souvenir d’une histoire, plus ou moins structurée, que notre cerveau a produit durant son sommeil. Son analyse met en jeu différents champs de la science et de la psychologie humaine.

La découverte , par Michel Jouvet, au cours des années 1970 de la liaison entre le sommeil paradoxal et le rêve a ouvert de nouveaux domaines dans les recherches sur le rêve : quand une personne est réveillée alors qu’elle est en sommeil paradoxal, elle est, plus de 8 fois sur 10, capable de raconter un rêve relativement structuré. Quand elle est réveillée dans une autre phase du rêve, ce n’est plus que 2 fois sur 10 qu’elle peut donner des bribes de pensées de rêves. Cela permet donc, avec des éléments nouveaux, d’autres hypothèses de compréhension des rêves.

Historiquement, les rêves ont été interprétés de façon symbolique, comme dans la bible par exemple et dans toutes les mythologies des différentes civilisations. L’interprétation est basée pour une grande partie sur des éléments culturels.

Le courant psychanalytique, avec Sigmund Freud (qui écrit “la science des rêves”) , pose l’hypothèse que le rêve est principalement l’expression d’un désir plus ou moins latent, plus ou moins refoulé, plus ou moins culpabilisé et plus ou moins avouable. L’interprétation du rêve est le terreau idéal pour le bon développement des séances de psychanalyse. Ce mode d’interprétation est souvent critiqué par les tenants d’un fonctionnement non psychopathologique des rêves. En contradiction avec l’hypothèse psychanalytique, une étude de Hall & Van de Castle en 1966 a montré que seulement 1 rêve sur 10 chez les jeunes hommes et 1 sur 30 chez les jeunes femmes avait une connotation sexuelle.

Il existe aussi plusieurs théories basées sur la physiologie cérébrale pour tenter d’expliquer pourquoi nous rêvons. Deux courants principaux se détachent. Michel Jouvet qui écrit “Pourquoi rêvons-nous ? Pourquoi dormons-nous ?”, Odile Jacob 2000, étudie l’hypothèse que “le sommeil paradoxal servirait à organiser une programmation du cerveau dont le but serait d’établir les réseaux de neurones lors de la maturation du cerveau. (…) Une machine interne qui stimulerait le système nerveux en lui permettant d’être fonctionnel plus rapidement.”

L’autre théorie est celle des fonctions de l’apprentissage. Pendant le sommeil paradoxal, notre cerveau réorganiserait tout son stock d’informations en le metttant en relation avec les nouvelles connaissances acquises au cours de la journée.

Le sens donné par notre cerveau à sa propre activité nocturne produirait le rêve.

Les personnes narcoleptiques ayant un rapport particulier au sommeil paradoxal, il est courant de dire que leurs rêves sont beaucoup plus riches et beaucoup plus “imagés” que chez les personnes normales. C’est une opinion couramment admise qui ne s’appuie que sur des observations cliniques.

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