Bien dormir pour prévenir le diabète

 (Science & Avenir, N° 732, février 2008)

« Pour réguler votre taux de sucre sanguin, dormez mieux ! Une baisse de la qualité du sommeil semble, en effet, réduire l’absorption du glucose par les cellules et donc accroître le risque de diabète de type 2, celui de l’adulte. »

On savait déjà que la réduction de la quantité de sommeil jouait un rôle négatif sur la régulation du métabolisme du glucose. Dans l’étude présente, c’est la qualité du sommeil qui est en jeu, et particulièrement sa qualité au moment de la phase de sommeil lent profond. On considère que la fonction de cette phase est la récupération de la fatigue de la journée et la restauration des fonctions de sauvegarde de la personne. Dans cette expérience scientifique, « neuf jeunes adultes ont passé trois mauvaises nuits dans un laboratoire du sommeil. Dès que leur EEG indiquait le passage en sommeil profond, des sons les perturbaient assez pour réduire cette phase à vingt minutes contre 80 ou 100 minutes en temps normal à leur âge. »

Une fois réveillé on mesurait leur taux de glucose sanguin et d’insuline. La fonction de l’insuline, qui est une hormone, est de favoriser l’absorption du glucose par les cellules. Mais dans les résultats, alors que le taux d’insuline reste constant, la glycémie avait augmenté de 23%. Ceci signifie que leur organisme était devenu moins sensible à l’insuline et que celle-ci ne pouvait plus remplir sa fonction.

Sciences et Avenir conclut : « Selon les auteurs, cette observation expliquerait la fréquence des perturbations métaboliques chez les personnes agées dont la qualité du sommeil tend à diminuer avec l’âge. »

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Cet article ne précise pas si ces conclusions peuvent aussi s’appliquer aux personnes narcoleptiques dont on sait que la perturbation de la structure du sommeil est un symptôme important.

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