Justifier la torture par tous les moyens


samedi 25 avril 2009 par Marcel Rousseau

S. Hakki Onen a découvert que son travail avait été utilisé par le ministère de la Justice américain pour relativiser les effets de la torture.

C’est en effet lorsqu’il a été contacté par l’hebdomadaire Time qu’il a appris que l’un de ses articles était cité par les notes de bas de page dans deux des quatre mémos sur la torture rendus publics le 16 avril par l’administration Obama. Il servait à légitimer la privation de sommeil prolongée, l’une des formes de torture autorisée sous George Bush. Pour S. Hakki Onen, il s’agit d’un détournement de ses travaux de recherche, dont l’objectif était de traiter l’insomnie et non de faire souffrir.

Les présumés terroristes interrogés par la CIA pouvaient être privés de sommeil jusqu’à sept jours de suite. Les mémos s’appuyaient entre autres sur les travaux de S. Hakki Onen pour affirmer que de telles méthodes seraient sans effet néfaste à long terme sur la santé des personnes soumises à pareil traitement. "Je suis déçu, fâché, consterné et même blessé de voir cela", écrit le médecin sur le site Internet de Time. Il insiste en outre sur le fait que les personnes qui se sont prêtées aux tests cliniques menées en préparation à son article étaient volontaires, loin de vivre retenues dans l’une des prisons secrètes où la CIA pratiquait la torture

Sur le Web: cliquez ici pour voir l’article du Courrier International

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