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GLOSSAIRE
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A.B.C.D.E.F.G.H.I.J.K.L.M.N.O.P.Q.R.S.T.U.V.W.X.Y.Z

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A.

ABOULIE
(ÉTAT D')

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C'est un ralentissement du fonctionnement mental qui s'accompagne de l'abolition de la volonté et de difficultés à passer de l'idée à l'acte. Le psychiatre Pierre Janet distinguait deux sortes d'état : l'aboulie motrice qui correspond à la définition qui vient d'être donnée et l'aboulie intellectuelle qui semble mieux correspondre à ce que peuvent vivre parfois certains narcoleptiques.
Cette aboulie intellectuelle est la conséquence de la baisse de vigilance et des capacités attentionnelles de la personne qui doute de la réalité de ce qu'elle peut vivre et qui se trouve dans des états mentaux intermédiaires entre rêve et éveil. Dans ce cas, les capacités de mentalisation sont conservées : la personne a une pensée logique et consciente, à l'inverse des états de démence.
Lorsque ce n'est pas trop grave, la personne a seulement des difficultés à soutenir son action et à passer de ses idées à leur réalisation avec une sensation de pénibilité, de lenteur et de mollesse corporelle. Lors de l'aggravation des troubles, tous les actes moteurs deviennent difficiles, même les plus simples et la personne semble démissionner progressivement devant des difficultés qui lui apparaissent insurmontables. Elle peut finir par ne plus quitter son lit.
Les aboulies se rencontrent le plus fréquemment dans les états de dépressions, d'inhibition, de mélancolie. Dans les cas très graves de mélancolie, l'aboulie conduit à des sentiments d'auto accusation très douloureux qui conduisent parfois la personne à s'accuser de façon délirante.
Les commotions cérébrales peuvent aussi entraîner des ralentissements psychiques et des phases d'aboulie. Les toxicomanies et l'alcoolo dépendance peuvent conduire à des aboulies graves.
Certaines personnes, sans problème intellectuel, peuvent rester toute leur vie des êtres mous, sans envie, sans ressorts, sans motivation et apparaître paresseux et incapables d'effort pour s'adapter socialement. Chez d'autres personnes, un état de doute permanent sur la réalité de ses représentations mentales, l'incertitude face à des pensées hallucinatoires hypnagogiques ou hypnopompiques, entraînent hésitation, indécision, inaction, dans un état proche de la psychasthénie. Cette névrose, englobant angoisse, phobie et obsession, ne correspond pas à ce que peuvent vivre les narcoleptiques. Elle s'accompagne cependant de sentiments d'étrangeté du monde extérieur, de sentiments de dépersonnalisation ou d'incomplétude qui peuvent conduire à la faire confondre avec les états accompagnant les hallucinations chez les narcoleptiques.

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ACTES AUTOMATIQUES



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C'est le fait d'accomplir machinalement, dans une sorte de semi-conscience, des actes habituels mais dépourvus de sens, incongrus ou inadaptés à la situation présente : ex. défaire les lacets de ses chaussures en pleine rue. C'est un symptôme secondaire relativement fréquent dans la narcolepsie.

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ADOLESCENCE





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C'est une phase cruciale et critique de constitution de la personnalité dans des processus d'individuation et d'autonomisation. Le surgissement des symptômes de la maladie peut venir perturber gravement ces processus, par les sentiments de perte de confiance en soi et dans la réalité de ses représentations que cela entraîne parfois avec des retentissements graves sur les motivations dans les choix personnels, professionnels, sociaux. C'est le pic le plus important de déclaration de la maladie.

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AGONISTE

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Le terme agoniste vient du seul mot grec agwnisomai (agonizomaï) signifiant concourir dans les jeux, lutter, Il n'y a pas de notion d'opposition et de contraire comme dans "antagoniste". On dit que l'agoniste mime ou a la même action que… Le mot grec agwnistes (agonistês) existe, mais n'a pas le même sens qu'en français.
En biochimie, l'agoniste est une substance qui se fixe sur les mêmes récepteurs cellulaires qu'une substance de référence et qui produit, au moins en partie, les mêmes effets. Elle se comporte donc comme une autre molécule. Elle la mime dans sa fonction de faire circuler un message à travers la membrane cellulaire. Pour cela, elle se lie au récepteur habituel de la molécule qu'elle remplace dans son fonctionnement. Un agoniste peut être un substance naturelle du corps humain ou un médicament. Les agonistes de la morphine, par exemple, sont prescrits pour leurs propriétés analgésiques.
Pour que l'agoniste puisse avoir le même effet que la molécule de référence il faut qu'il la remplace ou qu'il empêche la fixation de cette molécule sur son site spécifique. Cela peut être intéressant par exemple en toxicomanie ou un agoniste aura les mêmes effets qu'une autre drogue mais sans en avoir tous les effets néfastes par exemple.
À titre de comparaison, pour ouvrir une porte, il faut une clef spécifique, cependant il existe des "fausses clefs" qui peuvent remplir la même fonction d'ouverture ce qui rend impossible le fonctionnement de la "vraie clef" puisque le "trou de la serrure" est occupé.
Par exemple, dans la maladie de Gélineau, la découverte de nouvelles molécules jouant le rôle d'agonistes de l'hypocrétine (ou orexine) permettrait de compenser la perte, la destruction ou la non production de cette molécule chez les personnes narcoleptiques.

 

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AGONISTE INVERSE

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En pharmacologie, un agoniste inverse est un agent qui produit l'effet pharmacologique opposé d'une molécule donnée. En fait, par rapport à une première molécule, l'agoniste inverse et l'antagoniste obtiennent pratiquement les mêmes résultats mais par des mécanismes cérébraux différents.

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AFFECTIONS
MEDICALES

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Altération de la santé, maladie.

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ALCOOL

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Une simple mention pour rappeler que différents types de médicaments font très mauvais ménage avec une consommation d'alcool surtout excessive mais cela peut être le cas même lorsqu'elle est contrôlée et raisonnable. Lisez donc attentivement la notice de votre médicament ou demandez conseil à votre médecin si vous hésitez. Dans le doute la meilleure des conduites est de s'abstenir ... de l'alcool.

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ALLELE





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ce mot vient du grec allhlon qui signifie "les uns les autres". Un allèle est le nom donné à chacun des gènes qui occupe un locus homologue déterminé, qui n'ont pas le même emplacement sur le chromosome et qui n'ont pas obligatoirement des effets identiques sur le même caractère. Un gène peut donc avoir différentes formes alléliques qui dérivent les unes des autres par mutations successives. Le synonyme est gène allélomorphe.

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ANTAGONISTE


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Antagoniste : étymologiquement ce mot est la combinaison de deux mots grecs : anta (anta) signifie en face de, contre, devant. agwnizomai (agonizomaï) signifie concourir dans les jeux, lutter, combattre. Le mot grec antagwnisths (antagonistês) signifie adversaire et "antagoniste" Le dictionnaire Littré précise " Dans le sens premier de ce mot, en physiologie, un muscle antagoniste d'un autre muscle, est celui qui tend à communiquer à la partie à laquelle il s'attache un mouvement opposé à celui que produit l'autre muscle.
Citation : Il y a des muscles opposés, dont le jeu est contraire ; on les appelle antagonistes, BOSSUET , Connaiss. II, 2
En électrophysiologie, un antagoniste d'une première molécule est une autre molécule qui interagit avec un récepteur membranaire et qui bloque ou diminue l'effet physiologique de la première molécule. Si les deux molécules agissent sur le même récepteur de la cellule, il s'agit alors d'un "antagonisme compétitif". Si l'antagoniste agit sur un autre récepteur de la cellule, il s'agit alors d'un "antagonisme non compétitif".

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AUDITIVE (HALLUCINATION)


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C'est entendre des voix, des sons, des bruits sans rapport avec le réel. Contrairement à ce qui a pu être écrit parfois, les hallucinations auditives ne sont pas uniquement de type schizophrénique.

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B.

BÂILLEMENT 


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C'est un acte réflexe qui fait ouvrir la bouche et détendre fortement la machoire

* voir aussi d'autres sites : http://www.baillement.com est animé par le Dr Olivier Walusinski qui a fait en (2006) une enquête auprès des adhérents de l'ANC.

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BARRIERE HEMATOENCEPHALIQUE


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La barrière hématoencéphalique (BHE) protège le cerveau de ce qui l'entoure. On l'appelle aussi barrière sang-cerveau. C'est une "membrane" séparant les vaisseaux sanguins, les capillaires principalement, des cellules nerveuses. Elle existe dans presque toutes les régions du cerveau. Elle est presque imperméable aux différentes molécules et substances en circulation dans l'organisme. Les cellules de la paroi des capillaires cérébraux sont liées par des jonctions dites "serrées". Cette structure, spécifique aux capillaires cérébraux, assure ainsi une étanchéité complète entre les cellules ce qui rend la barrière hématoencéphalique très peu perméable.
Grâce à cette structure, cette barrière possède plusieurs fonctions.
D'une part, elle régule les transferts du sang vers le cerveau par :
o Le passage sélectif de certaines substances comme l'eau, l'oxygène, le dioxyde de carbone, le glucose (principale source d'énergie des neurones), ou le passage de quelques acides aminés indispensables pour la synthèse de protéines. Ce franchissement peut s'effectuer grâce à des transporteurs spécifiques.
o L'imperméabilité aux protéines plasmatiques ainsi qu'à de nombreuses molécules de grande taille, pouvant être potentiellement toxiques pour les neurones. C'est le cas des précurseurs de l'hypocrétine (ou orexine) connus à ce jour.
D'autre part, cette barrière constitue un obstacle à la fuite de neurotransmetteurs du cerveau vers le sang.
On peut donc globalement la comparer à un filtre très sélectif qui contribue au maintien et à la régulation du milieu dans lequel "baignent" les neurones par l'isolement et la protection du cerveau.
Une augmentation anormale ou le forçage de la perméabilité de la barrière hématoencéphalique peut être provoquée par inflammation, par irradiation, par présence d'une tumeur cérébrale, etc. La pénétration dans le cerveau de substances habituellement exclues peut avoir des effets toxiques, perturbateurs et néfastes pour les neurones et même pour le pronostic vital de la personne.

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BIOLOGIE

 

 
 

C.

 CAFÉ


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Certains médecins somnologues recommandent de boire du café à volonté en cas d'hypersomnolence diurne. C'est un avis qui n'a fait l'objet d'aucune étude scientifique quant à l'efficacité de cette méthode dans la narcolepsie. La caféine a aussi un retentissement sur le rythme du coeur.

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 CARTE GÉNÉTIQUE


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C'est l'enchaînement ordonné de points de repères et de gènes le long du génome. L'unité de mesure pour cette carte est le centimorgan. Elle correspond à une fréquence de recombinaison possible. 

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 CATALEPSIE


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Ce mot vient du grec 'de haut en bas' et 'saisir'. C'est un trouble mettant en jeu l'ensemble du tonus musculaire et de la capacité de bouger. C'est l'un des éléments qui constitue la catatonie avec laquelle il est parfois confondu. Ce mot peut revêtir différentes significations selon les auteurs.

  • 1° - les muscles du corps offrent une résistance pâteuse mais plastique, et il y a conservation des attitudes à la mobilisation passive.
  • 2° - les muscles du corps sont en hypertonie rigide, comme une statue, ils résistent à toute mobilisation.
  • 3° - les muscles deviennent complètement passifs et la personne est dans l'incapacité de bouger spontanément.

La catalepsie peut exister aussi en dehors de la catatonie soit isolément soit dans d'autres circonstances.
Ces définitions indiquent clairement que la catalepsie ne fait pas partie des éléments de la narcolepsie et que, malgré des similitudes de sons, cataplexie et catalepsie ne doivent pas se confondre.

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 CATAPLEXIE (TOTALE OU PARTIELLE)


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Elle ne fait pas partie des troubles mentaux définis en tant que tels par le DSMIV.
C'est une perte brusque et soudaine, totale ou partielle du tonus de posture, affectant tous les muscles striés et entraînant très souvent la chute de la personne. Lorsqu'elle est partielle, la cataplexie peut toucher les membres supérieurs (bras qui tombent) ou inférieurs (mollesse des genoux) et la face donnant alors un aspect ahuri et bouche bée à la personne. Cet accident ne s'accompagne pas chez la personne narcoleptique de perte de conscience - la personne entend, voit, perçoit ce qui se passe dans son environnement - . On n'observe pas d'autres manifestations qui pourraient faire penser à l'épilepsie.
Cet accident est toujours lié à une composante psychique environnementale ; très souvent le rire, la surprise, l'effroi, la colère mais ce n'est pas pour autant un symptôme de conversion au sens psychanalytique.
Cette chute correspondrait à l'aspect somatique du sommeil paradoxal ; un élément d'un sommeil dissocié.

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 CATATONIE


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  - Le DSMIV (op cit) fait entrer la catatonie dans plusieurs manifestations symptomatiques :
  - F06.1 [293.89] : troubles catatoniques dus à une affection médicale générale
  - F20.2x [295.20] : type de schizophrénie
  - dans les spécifications des troubles de l'humeur : épisode dépressif majeur ou trouble bipolaire
  - et dans les spécifications de certains troubles psychotiques.
Les manifestations catatoniques peuvent être de plusieurs types avec des signes différents. Dans un aspect le plus typique, la personne catatonique est figée comme une statue, dans l'autre, la même personne peut montrer une passivité et son aspect figé peut devenir mobilisable selon les sollicitations de l'entourage.
Globalement et selon les cas, on peut retrouver au moins deux des éléments suivants

  • (1) Immobilité motrice se traduisant par une catalepsie (y compris une flexibilité cireuse) ou un état de stupeur.
  • (2) activité motrice excessive (apparemment sans but et non influencée par des sollicitations externes).
  • (3) négativisme extrême (résistance sans motif apparent à toutes les consignes ou maintien d'une posture rigide résistant à toute tentative de mobilisation) ou mutisme.
  • (4) mouvements volontaires bizarres se manifestant par l'adoption de postures (maintien volontaire de postures inappropriées ou bizarres), de mouvements stéréotypés, d'un maniérisme ou d'une mimique grimaçante prononcée.
  • (5) écholalie (répétition de mots en écho) ou échopraxie (imitation de gestes).

Selon les cas, il peut y avoir une mise en évidence d'après l'histoire de la maladie, l'examen physique ou les examens complémentaires que la perturbation est une conséquence physiologique directe d'une affection médicale générale.
Il faut éliminer le fait que la perturbation survient exclusivement au cours d'un delirium.
Il ne faut donc pas confondre cataplexie et catatonie malgré des similitudes de prononciation et certaines ressemblances dues à l'immobilité de la personne.

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 CHUTE


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Elle peut se produire à cause d'une perte totale ou partielle de tonus musculaire pendant un accès de cataplexie

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 CHRONOBIOLOGIE


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Terme créé par Halberg en 1969. C'est l'étude des phénomènes biologiques considérés dans leur déroulement temporel.
  - étude du cycle naturel de l'organisme durant la journée
  - étude des réactions du corps humain en fonction du temps
  - étude des rythmes biologiques.
Cette discipline scientifique peut être divisée selon ses champs d'application en : chronotoxicologie, chronopathologie, chronopharmacologie, chronothérapie. ..

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 COMORBIDITE


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C'est le fait que plusieurs maladies, en général sans liens apparents entre elles, puissent coexister chez une même personne.

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D.

DÉLIRANTES (IDÉES) 


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Ce sont des idées produites en dehors de toute réalité matériel. Les causes peuvent être d'origine psychiatriques. On parle de "délire" lorsque ces idées sont structurées et qu'elles peuvent avoir une certaine stabilité dans le temps. (à compléter)  

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 DELIRIUM TREMENS


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(Se prononce "délir'iome très mince !") La traduction de ces deux mots latins pourrait être "délire trémulant ou tremblant". Sans entrer dans les détails et les différences entre phase de delirium et phase de sevrage alcoolique, donnés par le DSMIV, voici une description résumée de ces deux troubles.

C'est une période, très grave au plan pronostic, qui marque le sevrage de l'alcool chez une personne alcoolo dépendante : correspondant, d'une certaine façon, à la crise de manque des personnes toxicomanes en cours de sevrage. Chez les personnes alcooliques on constate que cette phase est marquée, selon les cas par un arrêt ou une réduction de la consommation ordinaire d'alcool. A cause de cela, on peut observer au moins deux des manifestations suivantes

  • Transpiration forte ou fréquence cardiaque supérieure à 100
  • Augmentation du tremblement des mains
  • Insomnie
  • Nausées ou vomissements
  • Hallucinations ou illusions transitoires visuelles, tactiles ou auditives. (Visions de petites bêtes, ….)
  • Agitation mettant en jeu tout le corps
  • Anxiété
  • Crises convulsives avec état de souffrance importante.
  • perturbation de la conscience et des capacités attentionnelles.
  • modification des fonctionnements intellectuels : perte de mémoire, désorientation dans le temps et l'espace, perturbation du langage (sans explication par une autre pathologie). Cette perturbation est courte et varie au cours de la journée.

Ce sevrage perturbe gravement ses relations familiales, sociales, professionnelles, …
Ces troubles ne peuvent pas être expliqués par une autre maladie. Tout se passe comme si la personne vivait un rêve éveillé et anxiogène. Reportez vous à la scène au début du film de Melville "le cercle rouge" dans laquelle Yves Montand voit des "petites bêtes" sortir du mur et lui envahir le corps. Il y a un risque majeur de déshydratation de la personne, qui pourrait entraîner la mort. Cela demande donc une forte consommation … d'eau par la personne malade.

Elle doit aussi être protégée des actes dangereux qu'elle pourrait faire durant ces phases de rêves éveillés. 

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DÉNOMBREMENT (Statistique) 


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C'est la fréquence d'apparition d'un phénomène
    le nombre d'objets dans un échantillon ou
    le nombre de personnes dans une population... etc...  

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DOPAMINE 


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C'est un acide aminé qui est une forme intermédiaire dans la synthèse de la noradrénaline.
Métabolite de la dopa et précurseur de la noradrénaline et de l'adrénaline. Elle participe

  • aux phénomènes de l'attention et de l'intention,
  • dans le contrôle de la motricité,
  • dans la genèse du plaisir,
  • dans le comportement sexuel,
  • dans les relations interindividuelles,
  • dans les comportements sociaux,
  • dans les maladies mentales,
  • dans les fonctions de reproduction,
  • dans la lactation et
  • plus généralement dans l'expression hormonale du cerveau.

"La Dopamine est en position de moduler la réponse comportementale à différents niveaux, depuis la perception et l'intégration de l'information sensorielle interne et externe jusqu'au déclenchement et au déroulement de l'acte moteur approprié. Cette influence modulatrice pourrait être celle d'un catalyseur de la réaction fonctionnelle."
H. Simon (1982)

Ainsi la dopamine pourrait être un activateur central non spécifique mettant en jeu la vigilance et l'efficacité comportementales. Elle est donc intéressante à connaître et à étudier pour mieux comprendre les mécanismes en jeu dans la narcolepsie  

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DROGUE DES VIOLEURS 


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Ce mot vient du grec yuch (psuchê) où il signifie le souffle de la vie, l'âme et l'esprit.
Nom donné parfois au GHB,  car cette drogue provoque des effets d'amnésie et une facilitation de la personne à avoir des comportements sexuels. Une étude de l'AFSAAPS, en France, montre que cette utilisation détournée et criminelle est heureusement moins fréquente qu'on ne pouvait le craindre.

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E.

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-

ENZYME 


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L'enzyme est une protéine qui agit comme catalyseur (déclencheur et accélérateur) de nombreuses réactions biochimiques, c'est-à-dire que leur action va servir à mettre en route en les accélérant d'autres réactions biochimiques. Ceci se fait sans modifier les autres caractéristiques de ces réactions biochimiques et sans qu'elle soit elle-même modifiée. Actuellement, près de 1 000 enzymes différentes ont été identifiées. L'enzymologie est la science qui étudie les enzymes.
Le rôle biologique des enzymes est de participer à la grande majorité des réactions biochimiques à l'intérieur et à proximité immédiate d'une cellule. Elles se fixent sur une substance, appelé substrat, et la transforme soit pour entrer dans une nouvelle construction cellulaire (anabolisme) soit pour produire de l'énergie (catabolisme). À l'intérieur des cellules, les enzymes permettent l'utilisation du glucose, le stockage d'énergie chimique, la dégradation des molécules "usagées", la copie des molécules d'ADN, la formation de nouvelles protéines, etc.… etc.… . Leur rôle est vital, car les conditions physicochimiques, de température, ou de PH, par exemple, qui règnent dans notre corps empêchent la plupart de ces réactions de se produire à une vitesse suffisante.
Les réactions enzymatiques peuvent être spécifiques d'une substance ou d'une réaction particulière en relation avec cette substance. Ainsi une première enzyme sert à la dégradation d'une première substance, une seconde enzyme utilise ces produits de dégradation pour construire une seconde substance et enfin une troisième enzyme peut servir à stocker ou éliminer cette deuxième substance.
La publicité a fait les choux gras des "enzymes gloutons" qui dévorent les saletés du tissu. On connaît surtout les enzymes de l'appareil digestif qui dégradent les glucides (sucres), les lipides (graisses) et les protéines (substances de construction). Ces substances qui proviennent de l'alimentation sont dégradées par les enzymes en éléments simples, facilement assimilables par les cellules du tube digestif.
La structure protéinique des enzymes est une très longue chaîne d'acides aminés, dont la composition est propre à chacune d'elles. Cette longueur est parfois un obstacle majeur dans l'étude de nouvelles molécules médicamenteuses, car elle empêche souvent le passage de la barrière hématoencéphalique. Beaucoup contiennent en plus une partie non protéinique (par exemple du cuivre), que l'on appelle apoenzyme.
Il n'est pas impossible que ce soit des mécanismes enzymatiques qui sont à l'origine de la dégradation, de la perte, de la destruction ou de l'inhibition de l'hypocrétine (ou orexine) en jeu dans les mécanismes de la narcolepsie associée à la cataplexie.

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F.

FACTEUR 


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En statistique : c'est un élément ou un phénomène qui influence ou est influencé par un autre élément ou un autre phénomène. On dit par exemple que le rire peut être un facteur déclanchant des crises de cataplexie. 

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FAUX NÉGATIFS.... 


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C'est le fait qu'un test ou une échelle n'indique pas l'existence d'un trouble ou d'une maladie par exemple alors que d'autres tests validés ou l'entretien clinique indique son existence. 

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FAUX POSITIFS 


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C'est le fait qu'un test ou une échelle indique l'existence d'un trouble ou d'une maladie par exemple alors que d'autres tests ou l'entretien clinique ne confirme pas son existence.  

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FRÉQUENCE (STAT 2) 


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C'est la quantité ou le nombre de fois qu'un facteur calculé est dénombré dans une population donnée ; par exemple la fréquence des accès de somnolence dans la journée chez une personne narcoleptique ou chez une personne non malade.  La comparaison des fréquences de deux populations peut permettre de les définir.

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FOIE  


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C'est un organe essentiel de contrôle des éléments toxiques circulant dans le sang. En particulier, certains composants des médicaments peuvent se révéler toxiques pour le foie dans leurs effets secondaires et demandent une surveillance médicale renforcée. Indiquez toujours à votre médecin les maladies du foie (ou hépatites) que vous avez pu faire, lorsqu'il vous prescrit un nouveau médicament.  

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FREUDISME/ FREUDIEN  


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Le freudisme est la théorie du fonctionnement de l'inconscient créée par Sigmund Freud (). Est freudien ce qui se rapporte à la théorie psychanalytique de l'inconscient de Freud.  

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FUITE/REFUGE 


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C'est une interprétation de la signification du sommeil, fréquente dans la psychanalyse.
"Les psychanalystes (BRENMAN, GILL, KNIGHT) ont étudié le rôle des mécanismes transférentiels, la recherche de la gratification libidinale et le refuge dans le sommeil en tant que défense contre les pulsions." A. Porot et Th. Kammerer - article ; hypnose Manuel alphabétique de psychiatrie, PUF, 1965. Dans cette théorie du fonctionnement de l'inconscient, l'esprit et le désir de la personne prennent le pas sur le fonctionnement physique et physiologique.

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G.

GÉLINEAU 


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Médecin français qui en 1881, fit la première description complète de la narcolepsie cataplexie. L'histoire rapporte que ce médecin aimait se promener au jardin d'acclimatation et que son attention fut attirée par une personne qui lorsqu'elle riait des drôleries faites par les singes, s'écroulait par terre. Il s'intéressa au cas de cette personne pour le décrire complètement. Tant que la coutume a été de nommer une maladie par le nom de son découvreur la narcolepsie cataplexie fut appelée "maladie de Gélineau". 

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GÉNIE GÉNÉTIQUE 


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À partir de l'hypothèse que l'on peut traiter définitivement une maladie génétique en manipulant ou en réparant la partie défectueuse du génome, les généticiens ont développé des techniques de "recombinaisons génétiques in vitro" qui nécessitent différents outils et opérations que l'on a regroupé sous le nom de "génie génétique".  

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GÉNOME
HUMAIN 


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C'est l'ensemble des chromosomes humains qui sont constitués de l'enchaînement de 3 milliards de base nucléotidiques. 

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H.

HALLUCINATION 


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Ce n'est pas une maladie mentale répertoriée par le DSMIV. Mais l'American Psychiatric Association dans son "glossaire" la définit comme "une perception sensorielle en l'absence d'un stimulus externe actuel".
Dans le manuel alphabétique de psychiatrie (PUF - 1965) J-M Sutter ne cite pas la narcolepsie dans son article "hallucinations". Il reconnaît qu'il y a plusieurs formes de symptômes appelés hallucinations et que les auteurs qui voudraient leur donner une signification unique ont tort. Pour lui, l'hallucination est "une expérience psychologique interne qui amène un sujet à se comporter comme s'il éprouvait une sensation ou une perception alors que les conditions extérieures normales de cette sensation ou de cette perception ne se trouvent pas réalisées."
Il dénombre 7 conditions cliniques dans lesquelles on peut retrouver des hallucinations :

  • Les hallucinations physiologiques chez les sujets normaux : comme celle du rêve et les "visions du demi-sommeil" Elles sont hypnagogiques ou hypnopompiques (voir ces mots) (c'est là que peut se classer la narcolepsie, mais l'auteur ne la cite pas.)
  • Les hallucinations par atteintes des récepteurs périphériques (ex. yeux, …) se rencontrent surtout chez les personnes âgées.
  • Les hallucinations par atteintes localisées des centres nerveux varient suivant les centres touchés.
  • Les hallucinations de type onirique retrouvées dans les psychoses toxi infectieuses comme le delirium tremens de l'alcoolisme.
  • Les hallucinations des délires chroniques et des démences précoces.
  • On peut trouver des hallucinations dans beaucoup d'autres syndromes mentaux comme les états maniaques et mélancoliques, les névroses diverses et en particulier les névroses obsessionnelles. C'est sans doute dans cette catégorie que les psychiatres classent parfois les personnes narcoleptiques qu'ils tentent de soigner alors qu'ils n'ont pas posé correctement le diagnostic de narcolepsie !
  • Existe enfin la vaste série des hallucinations expérimentales dues la plupart du temps à des hallucinogènes. Sans le savoir, et en faisant un mauvais jeu de mot certains psychiatres confondraient-ils narcotique et narcolepsie ?

Roger Ropert dans son article "hallucination" paru dans "les objets de la psychiatrie" (Dictionnaire des concepts - L'esprit du Temps 1997) renvoie beaucoup à Esquirol (1838) et Henri EY (1973). Il insiste sur l'utilisation actuelle des hallucinogènes mais ne cite jamais la narcolepsie.
David G. Myers dans son livre "Psychologie" (Médecine-Science Flammarion - trad. fr. 1997) ne parle d'hallucinations que dans les chapitres sur les addictions aux drogues et sur la schizophrénie. Quand il parle de narcolepsie, dans les troubles du sommeil, il ne cite pas les hallucinations. 

* voir aussi d'autres sites :
http://www.medix.free.fr/sim/hallucination-psychiatrie.php
http://fr.wikipedia.org/wiki/Hallucination

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HÉPATITE  


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C'est une inflammation des cellules du foie d'origine toxique (ex: médicament), virale ou infectieuse.
 

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HÉRÉDITÉ  


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Au cours du temps, sur le plan doctrinal de l'hérédité deux conceptions se sont opposés : les génétistes et les épigénistes.

  • Pour les génétistes, les chromosomes contiennent des gènes, porteurs de tous les facteurs de la personnalité. L'hérédité est purement interne et elle exclut les modifications venant du milieu.
  • Pour les épigénistes, il y a interaction permanente entre l'individu et son milieu et cela modifie les possibilités évolutives. 

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HÉTÉROZYGOTE 


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Un individu est dit hétérozygote lorsque, pour un même gène, ses deux allèles sont différents. 

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HOMOZYGOTE 


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C'est le fait que les deux allèles sont identiques pour un même gène qui rend un individu homozygote.

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HYPER
et
HYPO 


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En grec l'un signifie "sur - au-dessus" et l'autre "sous - en dessous". ces préfixes indiquent donc une augmentation importante, une survalorisation (environ 120 mots dans un dictionnaire) ou une diminution importante, une dévalorisation (environ 110 mots): l'hypersomnie est une augmentation au-delà de la moyenne de la durée du sommeil et l'hypovigilance est une diminution, au dessous de la moyenne des capacités de faire attention.

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HYPERSOMNIE PRIMAIRE 


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Le DSMIV code F51.1 [307.44] ce trouble qui se définit par les 5 critères suivants.

  • A. La plainte essentielle est une somnolence excessive, d'une durée d'au moins un mois (ou moins en cas d'hypersomnie primaire récurrente), comme en témoignent des épisodes de somnolence prolongé ou des épisodes de sommeil diurne survenant presque tous les jours.
  • B. la somnolence excessive est à l'origine d'une souffrance marquée ou d'une altération du fonctionnement social, professionnel ou dans d'autres domaines importants.
  • C. La somnolence excessive n'est pas mieux expliquée par une insomnie, ne survient pas exclusivement au cours d'un autre trouble du sommeil (par ex., une narcolepsie, un trouble du sommeil lié à la respiration, un trouble du sommeil lié au rythme circadien ou une parasomnie) et ne peut pas non plus être expliquée par une quantité insuffisante de sommeil.
  • D. la perturbation ne survient pas exclusivement au cours d'un autre trouble mental.
  • E. la perturbation n'est pas liée aux effets physiologiques directs d'une substance (par ex., une substance donnant lieu à un abus, un médicament) ou d'une affection médicale générale.

La maladie est dite récurrente s'il existe des périodes de somnolence excessive d'une durée d'au moins trois jours, survenant plusieurs fois par an, pendant au moins 2 ans. 

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HYPERACTIVITÉ 


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C'est le fait d'avoir une activité motrice supérieure à la normale. L'observation montre que c'est un moyen utilisé par un grand nombre de personnes narcoleptiques pour tenter de stimuler leurs fonctions d'éveil. 

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HYPNAGOGIQUE (PENSÉE) 


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C'est le fait d'avoir des "idées de rêves" (ou des "flashs" de pensées oniriques) peu structurées en début de nuit avant de se coucher ou en début de sieste. Elles peuvent entraîner des comportements inadaptés et automatiques ou des épisodes de somniloquie : la personne tient des propos incohérents en rapport avec ses idées de rêves.
 

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HYPNOPOMPIQUE (PENSÉE) 


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C'est le fait d'avoir des "idées de rêves" (ou des "flashs" de pensées oniriques) peu structurées en fin de nuit en se réveillant ou après une sieste. (Cela n'a évidemment rien à voir avec les pompes à vélo !) Elles peuvent entraîner des comportements inadaptés et automatiques ou des épisodes de somniloquie : la personne tient des propos incohérents en rapport avec ses idées de rêves.  

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HYPNOSE 


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En grec (upnos) c'est le sommeil ou sa personnalisation. Cette divinité grecque est le fils d'Erebe et de Nyx, la nuit. Homère l'appelle "le doux frère" de Thanatos (la mort).
C'est une technique pour provoquer artificiellement un état de conscience proche du sommeil. Malgré un affaiblissement très important de la conscience, la personne garde des capacités d'attention, et de concentration. Elle maintient un certain contact avec son interlocuteur. Le tonus musculaire n'est jamais totalement absent et grâce à cela, la personne parvient à faire des gestes et des actions automatiques à la commande. On peut ainsi provoquer chez elle des hypertonies et des attitudes presque cataleptiques. Certaines techniques, en utilisant l'approche hypnotique, conduisent à la relaxation. 

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HYPNOTIQUE 


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Comme adjectif, c'est ce qui qualifie l'hypnose, l'hypnotisme ou ce qui les provoque.
Comme nom, c'est une substance qui donne un sommeil le plus proche possible du sommeil physiologique.

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HYPOTHALAMUS 


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C'est une structure nerveuse situé à la base du cerveau et coiffant l'hypophyse. Cette zone cérébrale est une voie de passage pour différents territoires cérébraux. Elle a un rôle important dans les activités d'exploration de l'environnement et de recherche du plaisir.

Son rôle serait de mettre en tension le cerveau dans l'attente de la réalisation d'une action. Elle joue un rôle dans la plupart des comportements et des mécanismes de base destinés à la survie de l'individu : alimentation, soif, sexualité, agression, fuite etc. … Cette zone possède des récepteurs internes "sensibles" qui lui permettent de détecter les variations du métabolisme telles que le taux de glycémie, le taux d'hormones sexuelles circulantes, le taux d'hypocrétines ou d'orexines et d'avoir en retour une activité spécifique sur un ensemble de fonctions cérébrales, en particulier celle de l'hypophyse.

Les neurones exprimant l'hypocrétine au sein de l'hypothalamus ont une distribution très délimitée, mais ils possèdent des projections nombreuses au sein du cerveau. Ceci indique que les orexines ou hypocrétines ont des rôles de régulation dans des comportements plus variés que ceux du seul comportement alimentaire. 

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HYPOCRÉTINE
(1 & 2) ou
(OREXINE A & B) 


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L'équipe de DeLecea (E.U.) découvre en 1998 une molécule présente dans l'hypothalamus. Ce sont deux peptides dénommés hypocrétine-1 et -2. Leur nom est dérivé d'hypothalamus et de sécrétine parce que ces peptides présentent une faible homologie avec la sécrétine. On les trouve dans l'hypothalamus et dans des vésicules synaptiques. Comme on les trouve préférentiellement dans l'hypothalamus latéral, une région impliquée dans le contrôle de l'appétit, on lui a attribué un rôle possible dans la régulation du comportement alimentaire.

De façon indépendante, l'équipe de Sakurai (Japon) identifie les mêmes neuropeptides. Les auteurs les appellent orexine-A et -B, à cause de leurs propriétés orexigènes (stimulatrices de l'appétit) observées in vivo.
L'orexine-A et l'orexine-B correspondent respectivement à l'hypocrétine-1 et I'hypocrétine-2

Les hypocrétines peuvent stimuler le comportement alimentaire après injection intra-cérébro-ventriculaire, ce qui permet de poser l'hypothèse d'un rôle important dans le contrôle de l'appétit.
L'hypothalamus ayant des projections diffuses et nombreuses au sein du système nerveux central, en particulier vers l'amygdale, le noyau accumbens, le septum, la bande diagonale et tous les groupes de neurones monoaminergiques ceci indique que les orexines ou hypocrétines ont des rôles de régulation dans des comportements plus variés que ceux du seul comportement alimentaire.  

Ces molécules semblent jouer un rôle important mais encore en cours de définition dans la maladie de la narcolepsie. 

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HYPOVIGILANCE 


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C'est un degré de vigilance inférieure à la normale qui peut amener à avoir un comportement inadapté à la situation ou à ne pas avoir conscience d'une situation dangereuse. Elle peut être due, en particulier, à un état de somnolence.

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HYPOSTHÉNIE 


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C'est un affaiblissement de l'aspect motivation psychologique. La personne a des difficultés pour penser, réfléchir et exprimer ses idées. Elle désinvestit ce qu'elle aimait auparavant et a de plus en plus de mal à mettre en acte et à réaliser les décisions qu'elle souhaite prendre. Son inhibition est assez forte dans les activités comportementales. C'est l'un des traits principaux dans les états dépressifs. 

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I.

IATROGENE

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Causé par les traitements médicaux ou les médicaments.

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IDÉES OU PENSÉES
DE RÊVE 


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Ce sont des fragments de rêves ou des idées qui semblent plus courtes que dans un rêve et qui entrent dans sa composition. Elles peuvent être hypnagogiques (voir ce mot) ou hypnopompiques (voir ce mot). Elles peuvent se produire en dehors de la phase du sommeil paradoxal ce qui pourrait expliquer leur caractère non structuré.

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IDÉES OU PENSÉES SUICIDAIRES 


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Ce sont souvent des idées de dévalorisation de soi et de prévision pour la réalisation des actions menant à sa propre mort. Il semble que la personne ne cherche pas à justifier sa conduite avant l'acte lui-même mais que cette justification, lorsqu'elle existe, n'est réalisée qu'après l'échec de la tentative de suicide. On retrouve souvent des idées suicidaires chez des personnes dépressives qui ont le sentiment d'avoir perdu tout contrôle possible sur leur environnement. Le fait, dans les accès de narcolepsie, de perdre la conscience et le contrôle de son environnement peuvent être des facteurs générateurs d'idées suicidaires chez certaines personnes.

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IDÉES OU PENSÉES DÉLIRANTES 


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Ce sont des idées en opposition avec la réalité ou qui sont contraires à l'évidence. Leur organisation repose sur quatre mécanismes différents dont le premier seul présente des similitudes avec les mécanismes en jeu dans la narcolepsie. Ces mécanismes peuvent se combiner au cours du temps et se forment :

  • par une perception anormale faite d'hallucinations de la réalité.
  • par une représentation mentale et spontanée pour laquelle la personne accorde aussitôt sa conviction la plus forte de l'ordre de la croyance inébranlable.
  • par une fausse interprétation de la réalité qui lui donne alors un sens anormal et contraire à la vérité.
  • par simple fabulation ou imagination exagérée. 

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INHIBITEUR (BIOCHIMIE) 


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Un inhibiteur est une substance qui diminue la vitesse d'une réaction déclenchée par une enzyme. En se liant sur une enzyme, un inhibiteur peut empêcher la fixation de la substance sur le site actif. Elle peut aussi provoquer une déformation de l'enzyme qui rend celle-ci inactive. L'inhibition des enzymes joue un rôle important dans le contrôle des mécanismes biologiques. Le plus important est la régulation de l'ensemble des réactions chimiques par lesquelles les cellules d'un organisme transforment et utilisent l'énergie, maintiennent leur intégrité et se renouvellent. Dans l'étude des enzymes, les inhibiteurs sont très utilisés pour déterminer le mécanisme d'action d'une enzyme donnée. D'autres applications existent dans de nombreux domaines : beaucoup de médicaments, pesticides ou insecticides sont des inhibiteurs enzymatiques.
Les inhibiteurs sont réversibles, lorsqu'ils se lient à l'enzyme par des liaisons de faible énergie, et ils sont irréversibles, lorsque la force de leurs liaisons est identique à celle de l'enzyme inhibée.

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IN VIVO 


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C'est un terme latin qui signifie "sur le vivant" et désigne le fait que les expérimentations ou les thérapies sont testées sur des êtres vivants ; animaux ou humains. 

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IN VITRO 


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C'est un terme latin qui signifie "sous le verre" et désigne le fait que les expérimentations ou les thérapies sont testées sur des échantillons non vivants en laboratoire ; fragments de tissus ou extraits liquidiens. 

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I.S.V. 


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Institut National du Sommeil et de la Vigilance. Il a été créé par des "membres fondateurs" en 19.. à l'initiative de chercheurs sur le sommeil, d'association de malades (dont l'ANC) et de Laboratoires pharmaceutiques.  

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J.

JEUNE 
(ADOLESCENT)


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Les adolescents, en particulier, peuvent avoir une très mauvaise organisation de leur sommeil qui peut provoquer des épisodes de somnolence au cours de la journée. Cela entraîne, en praticulier, une baisse des résultats scolaires. Dans ce cas, l'accent est à mettre sur un bon respect de l'hygiène du sommeil. Il faut savoir profiter des plaisirs de la vie, de jour comme de nuit, sans nuire à sa santé et ses études. 

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K.

 

 

   
 

L.

LATENTES (pensées)


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Ce sont, selon les conceptions de la psychanalyse, des pensées plus ou moins inconscientes qui trouvent à s'exprimer au moyen des rêves ou au moyen d'autres manifestations telles que lapsus, actes manqués etc. …

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(…)LOGUE 


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Cette terminaison vient du grec (logos) dont le sens premier est 'parole' et qui dans le sens de 'ce que l'on peut dire sur …' prend le sens d'argument, d'étude, d'ordre et de loi scientifique.

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LOCUS 


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Transcription direct du latin, ce mot signifie "lieu"; Il peut prendre plusieurs sens différents suivant le contexte en voici deux.

  • C'est l'emplacement précis sur un chromosome où est situé un gène donné.
  • En anatomie le locus cæruleus est une zone qui joue un rôle essentiel dans les mécanismes inducteurs de la phase de sommeil paradoxal.

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M.

MALADIE GÉNÉTIQUE 


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Une maladie génétique se déclare lorsque le gène incriminé est porté s'il est récessif, par les deux chromosomes homologues ou, s'il est dominant, par un seul d'entre eux. Lorsque le gène est situé sur les autosomes (tous les chromosomes, à l'exception des chromosomes sexuels), la maladie, appelée "autosomique", se transmet à la descendance selon les lois de Mendel.

Dans de très nombreux cas, la maladie, dite "dominante" peut révéler plusieurs niveaux de gravité selon l'état homozygote ou hétérozygote de la personne atteinte - si la maladie est "récessive", les personnes hétérozygotes ne sont pas atteintes.

Par ailleurs, dans les cas de maladies héréditaires, le facteur génétique est déterminant, tandis que pour les autres maladies, ce sont les facteurs environnementaux, parmi eux on inclut les facteurs psychologiques et ceux qui sont liés au mode de vie ; environnement stressant ou événement traumatisant…

Cependant, l'apparition d'une maladie chez un individu dépend de l'efficacité de son système immunitaire. On a pu associer la présence de certains gènes (ou marqueurs génétiques) à la vulnérabilité de certaines personnes à certaines maladies. Par exemple dans la narcolepsie on retrouve certains allèles du système de compatibilité tissulaire HLA. On sait que ces allèles se retrouvent dans les maladies auto-immunes.
Actuellement, les chercheurs et les médecins somnologues ne considèrent pas la narcolepsie comme une maladie génétique. Les cas de famille dans lesquelles plusieurs membres sont atteints de cette maladie existent mais ces cas sont rares, à la différence des modèles animaux où l'on a pu trouver des chiens héréditairement narcoleptiques.

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MÉDICAMENT D'EXCEPTION 


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Médicament (souvent inscrit sur la liste des produits "dopants") qui ne peut être délivré que par un médecin ayant capacité pour le faire. Cela donne lieu à une ordonnance spéciale (papier bleue). La délivrance du médicament est l'objet d'un contrôle plus rigoureux que les autres médicaments, par exemple, sa durée de prescription est limitée.

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MÉMOIRE 


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Les troubles du sommeil associés à la narcolepsie peuvent provoquer des troubles de la mémoire : oubli de ce que l'on veut dire ou de ce que l'on est en train de faire ... etc ...

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MÉTABOLISME 


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Le métabolisme d'un individu est l'ensemble des réactions chimiques par lesquelles les cellules de son organisme transforment et utilisent l'énergie apportée par les aliments par exemple pour maintenir leur intégrité constante, pour se remplacer et pour se renouveler. Les différents mécanismes métaboliques utilisent différentes enzymes plus ou moins spécifiques.

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MUSCLE 


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Normalement dans le sommeil, les commandes cérébrales des muscles moteurs sont bloqués. La personne ne peut bouger même si elle rêve qu'elle le fait et que son cerveau envoie bien les commandes motrices pour le faire. Grâce à cette organisation, nous pouvons dormir pendant notre sommeil.

Dans le sommeil paradoxal, il y a relâchement le plus complet et le plus profond des muscles du dormeur, sauf pour les yeux.

Dans l'accès de cataplexie, alors que la personne est consciente cérébralement, elle a une absence complète ou partielle du tonus musculaire.

C'est, sans doute, un phénomène analogue qui se produit dans les paralysie du sommeil. Alors que, après une phase de sommeil, elle est réveillée et consciente mentalement, elle ne peut plus faire aucun geste. Ces muscles n'obéissent plus à ses commandes.

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MORBIDITÉ (COMORBIDITE)

 

La morbidité est le taux de personnes malades dans une population donnée. On parle de taux de morbidité pour l'ensemble des maladies ou pour une maladie donnée. Le taux de morbidité de la narcolepsie est donné pour être de 0,25 pour 1000 habitants.

La comorbidité est le fait qu'une maladie ne protège que très exceptionnellement des autres maladie et qu'une même personne peut avoir plusieurs maladies en même temps.

 

N.

NEURO PSYCHIATRE


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médecin spécialiste formé à l'étude des relations humaines en fonction des données de la neurologie spécialement en matière des connaissances des pathologies mentales et des dysfonctionnements cérébraux et mentaux.

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O.

OREXINE (HYPOCRÉTINE)

 

Voir hypocrétines.

 

P.

PARADOXAL (SOMMEIL) 


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Découvert par Michel Jouvet, c'est le dernier stade dans les différentes phases de sommeil. Il se caractérise par une absence totale de tonus musculaire, par des ondes de l'activité cérébrale identique à celle de l'éveil à l'EEG, par une stimulation des zones érectiles, pénis, clitoris, mamelon des seins. Cette excitation sexuelle n'est généralement pas causée par un contenu sexuel des rêves. De plus, il y a une forte activité des yeux qui semblent suivre un spectacle animé.

Ce dernier point a aussi fait nommer ce stade "stade des mouvements rapides oculaires (MRO)" ou en anglais REM (Rapid Movement Eyes). Pratiquement toujours, quand on réveille une personne à ce stade, elle se souvient qu'elle était en train de rêver. Cet état n'est atteint qu'au bout de 90 minutes de sommeil en général chez une personne normale. Les personnes narcoleptiques peuvent s'endormir en atteignant très rapidement ce stade, même durant les accès d'hypersomnie diurne. Ce point est l'un des critères retenus dans le TILE (test intermittent de latence d'endormissement)

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PARALYSIE DU SOMMEIL


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Se produit en phase d'éveil au cours de la nuit. La personne est consciente, son cerveau fonctionne correctement, sans hallucination, mais elle ne peut accomplir les mouvements qu'elle voudrait faire. Surtout dans les débuts de son apparition ce trouble peut apparaître relativement angoissant pour la personne qui le subit. Cependant ce n'est qu'une phase transitoire, relativement courte en général. Elle est due au fait que le blocage des messages moteurs aux muscles du corps n'est pas encore levé, alors qu'il devrait l'être.

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PENSÉES (HYPNAGOGIQUES HYPNAPOMPIQUES)
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VOIR idées hypnagogiques et hypnopompiques

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PERCEPTION (FAUSSE)

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La fausse perception est différente de l'hallucination. C'est une mauvaise interprétation cérébrale de ce qui est réellement vu, entendu ou senti. Dans l'hallucination, il y a création par les fonctions cérébrales d'une fausse réalité.

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PHASE DU SOMMEIL 


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Le déroulement de notre sommeil n'est pas uniforme, il se divise en plusieurs phases dont la structure est relativement identique et qui se succèdent plusieurs fois au cours de nos nuits. Une phase de sommeil est constituée de plusieurs stades qui se succèdent dans un ordre identique. La durée de chaque stade varie au cours de la nuit ; par exemple, la durée du stade de sommeil paradoxal est plus long en fin de nuit qu'au début.

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POPULATION 


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En statistique c'est un ensemble d'éléments, de facteurs, de phénomène, de choses ou de personnes qui peut donner lieu à un dénombrement et être étudié en utilisant des tests statistiques.

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 PROCRASTINATION


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C'est un mot orphelin, sans famille, rare et littéraire qui indique la tendance à remettre les choses au lendemain. Cette tendance que certains auteurs observeraient chez certaines personnes narcoleptiques, semble être plutôt de type de l'aboulie.

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PSY 

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Ce préfixe vient du grec (yuch ; psuchê) qui signifie le souffle de la vie, l'âme et l'esprit.

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PSYCHOTHÉRAPIE

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C'est un ensemble de techniques relationnelles destinées à entraîner des modifications des comportements de la personne ou à provoquer la prise de conscience et l'analyse de ses états inconscients ou de son inconscient individuel.

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PSYCHIATRE 


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médecin spécialiste formé à l'étude des relations humaines dans le cadre de la Santé Mentale et de la folie.

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(NEURO) PSYCHIATRE


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médecin spécialiste formé à l'étude des relations humaines en fonction des données de la neurologie spécialement en matière des connaissances des pathologies mentales et des dysfonctionnements cérébraux et mentaux.

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PSYCHISME  

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Ce mot vient du grec (yuch ; psuchê) où il signifie le souffle de la vie, l'âme et l'esprit.

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PSYCHOLOGUE 


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Professionnel, non médecin, formé à l'étude de toutes les relations humaines, normales ou pathologiques. Les psychologues peuvent exercer dans des champs et des domaines de compétences très variés comme celui de la clinique, des pathologies mentales, de la vie scolaire, de la formation continue, du recrutement professionnel, de la psychologie du travail, de la psychologie de l'enfant, de l'expertise auprès des tribunaux, de la psychosociologie, de la neuropsychologie, de la psychologie développemental, de la psychologie cognitive …

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PSYCHOLOGIE


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Etude des relations humaines des individus entre eux et de l'individu à lui-même.

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PSYCHOMOTEUR 


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Tous les domaines qui touchent à la psychologie des mouvements corporels et des interrelations entre la prise de conscience de son corps et de ses états développemental et émotionnel.

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Q.

QUOTIENT INTELLECTUEL (Q.I.)



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Voici pour les jeunes narcoleptiques dont les enseignants seraient tentés de leur faire passer des tests afin de mesurer leurs capacités intellectuelles, les deux grandes définitions utilisées par les psychologues.

L'âge mental (Binet, Termann) est un rapport entre l'âge supposé, calculé par les tests et l'âge réelle. Ce rapport est multiplié par 100. Le jeune enfant qui a un âge calculé supérieur à son âge réelle obtient donc un score supérieur à 100.

"Le "quotient intellectuel" c'est ce que mesure mon test" disait en substance Daniel Wechsler, l'inventeur du test du QI qui porte son nom. Ce test comprend deux grands types ; l'intelligence abstraite et l'intelligence pratique. Chaque type d'intelligence possède des sous-tests censés mesurés les capacités de la personne dans un domaine intellectuel particulier : capacité d'information, capacité de mémorisation, capacité d'abstraction, capacité d'orientation spatiale, capacité d'arrangement de figures … etc. L'addition de chaque sous-test donne une note différente pour chaque type d'intelligence et l'addition des notes des deux types donne le QI global. Cette note est une référence à une moyenne centrée (sur 100) pour une catégorie d'âge donnée.

Deux tests existent : le Wechsler adulte et le Wechsler enfant. Il faut donc faire référence à des tables de QI et la note équivaut à comparer les résultats d'une personne à la moyenne de son groupe d'âge. Les deux tiers d'une population donnée se situe en 90 et 110 ; en deçà c'est la débilité, au-delà c'est l'intelligence supérieur et le génie !

Malgré des difficultés pour suivre leurs cours avec les mêmes facilités et les mêmes chances que leurs camarades, malgré l'air idiot que peut donner à un visage une cataplexie partielle, les jeunes étudiants ou les adultes narcoleptiques, cataplectiques ou hypersomniaques ne présentent, du fait de leur maladie, aucune atteinte intellectuelle.

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R.

RÊVE

 

 

Le rêve est le souvenir d'une histoire, plus ou moins structurée, que notre cerveau a produit durant son sommeil. Son analyse met en jeu différents champs de la science et de la psychologie humaine.

La découverte , par Michel Jouvet, au cours des années 1970 de la liaison entre le sommeil paradoxal et le rêve a ouvert de nouveaux domaines dans les recherches sur le rêve : quand une personne est réveillée alors qu'elle est en sommeil paradoxal, elle est, plus de 8 fois sur 10, capable de raconter un rêve relativement structuré. Quand elle est réveillée dans une autre phase du rêve, ce n'est plus que 2 fois sur 10 qu'elle peut donner des bribes de pensées de rêves. Cela permet donc, avec des éléments nouveaux, d'autres hypothèses de compréhension des rêves.

Historiquement, les rêves ont été interprétés de façon symbolique, comme dans la bible par exemple et dans toutes les mythologies des différentes civilisations. L'interprétation est basée pour une grande partie sur des éléments culturels.

Le courant psychanalytique, avec Sigmund Freud (qui écrit "la science des rêves") , pose l'hypothèse que le rêve est principalement l'expression d'un désir plus ou moins latent, plus ou moins refoulé, plus ou moins culpabilisé et plus ou moins avouable. L'interprétation du rêve est le terreau idéal pour le bon développement des séances de psychanalyse. Ce mode d'interprétation est souvent critiqué par les tenants d'un fonctionnement non psychopathologique des rêves. En contradiction avec l'hypothèse psychanalytique, une étude de Hall & Van de Castle en 1966 a montré que seulement 1 rêve sur 10 chez les jeunes hommes et 1 sur 30 chez les jeunes femmes avait une connotation sexuelle.

Il existe aussi plusieurs théories basées sur la physiologie cérébrale pour tenter d'expliquer pourquoi nous rêvons. Deux courants principaux se détachent. Michel Jouvet qui écrit "Pourquoi rêvons-nous ? Pourquoi dormons-nous ?", Odile Jacob 2000, étudie l'hypothèse que "le sommeil paradoxal servirait à organiser une programmation du cerveau dont le but serait d'établir les réseaux de neurones lors de la maturation du cerveau. (...) Une machine interne qui stimulerait le système nerveux en lui permettant d'être fonctionnel plus rapidement."

L'autre théorie est celle des fonctions de l'apprentissage. Pendant le sommeil paradoxal, notre cerveau réorganiserait tout son stock d'informations en le metttant en relation avec les nouvelles connaissances acquises au cours de la journée.

Le sens donné par notre cerveau à sa propre activité nocturne produirait le rêve.

Les personnes narcoleptiques ayant un rapport particulier au sommeil paradoxal, il est courant de dire que leurs rêves sont beaucoup plus riches et beaucoup plus "imagés" que chez les personnes normales. C'est une opinion couramment admise qui ne s'appuie que sur des observations cliniques.

 

S.

SOMMEIL 


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SOMNOLOGUE 


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STADE DU SOMMEIL 


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STIMULUS 


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STRESS ET SANTÉ 


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Le stress est le processus adaptatif par lequel nous prenons conscience et nous évaluons les risques, les défis, les dangers, les menaces de notre environnement. Le "facteur de stress" est l'événement, la chose ou la personne qui sert de déclencheur et provoque la "réaction de stress" c'est à dire les réactions physiques, émotionnelles qui se déroulent pendant le processus d'adaptation selon trois phases.

  • Il y a en premier lieu la phase d'alarme qui entraîne la mobilisation des ressources physiques et psychologiques de la personne.
  • La seconde phase est celle du "faire face" aux facteurs du stress : c'est la résistance.
  • L'éventuelle troisième phase est la plus dramatique : c'est celle de l'épuisement des réserves de la personne quand ses capacités de "faire face" sont débordés
    • soit par la persistance des facteurs du stress, sans réelle possibilité de les voir se modifier ou de pouvoir s'y adapter,
    • soit par l'accumulation de facteurs de stress différents ce qui demande alors à la personne la capacité de pouvoir mobiliser l'ensemble de ses ressources en même temps ce qui lui offre peu de possibilités de se restaurer et provoque rapidement le sentiment de perte de contrôle sur son environnement.

Ces deux phénomènes peuvent conduire à des maladies graves ; détérioration physique, maladies cardiaques, stress post-traumatique, maladies auto-immunes et même dans les cas extrêmes évanouissement et mort.

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T.

 

 

   
 

U.

 

 

   
 

V.

 

 

   
 

W.

 

 

   
 

X.

 

 

   
 

Y.

 

 

   
 

Z.

 

 

   
 

Sources :

Larousse Médical - 1998.
Dictionnaire Littré.
Wikipédia, l'encyclopédie libre de l'Internet.
Dictionnaire Grec Français, A. Bailly.

Auteur et rédacteur : Marcel Rousseau

Date : le 02 Mai 2008