Vivre avec
Les lignes qui précèdent
pourraient apparaître bien négatives,
revendicatives et geignardes. Heureusement, elles
ne traduisent pas l'état d'esprit en général
des personnes narcoleptiques ou hypersomniaques.
La plupart d'entre eux,
se dopent aux difficultés de la vie, à
l'hyperactivitéet au Modiodal. Ce produit inscrit
sur la liste officielle des produits dopants - Parlez-en
à Frank Bouyer, coureur cycliste et narcoleptique !
. Tout ce qui permet de "faire face" aux
situations qui entraînent ou peuvent provoquer
la somnolence est à utiliser.
Voici quelques conseils
pour "Vivre avec". C'est à chacun
de les étudier, de les expérimenter
et de retenir ce qui peut l'aider à surmonter
ses difficultés en les adaptant à son
cas personnel. " Gnoti seauton"
(g'noti séauton ') disent les grecs : connais-toi
toi-même, réfléchis à tes
réactions, repère les moments difficiles,
découvre tes limites et étudie tes points
faibles pour y faire face.
Hygiène
de sommeil
Il existe, bien sûr,
des règles simples d'hygiène de sommeil.
Cependant, c'est à chacun d'adapter ces règles
à sa façon de vivre, à ses
habitudes, à sa culture et à ses problèmes
de santé. Aucun conseil donné ici
ne peut avoir de valeur absolue. Ainsi certains
conseils donnés à des personnes normales
ne sont pas applicables aux personnes narcoleptiques.
Les conseils de sieste donnés aux personnes
narcoleptiques ne peuvent être appliquées
par les personnes souffrant d'hypersomnie idiopathique.
Alors est-il encore utile de donner des conseils
? Nous pensons que oui car, d'une part, sans en
avoir conscience, certaines personnes entretiennent
de mauvaises habitudes évidentes et, d'autres
part, cela permet, a minima, de comparer ce que
chacun fait à ces conseils généraux
et de remettre en cause ses habitudes, si elles
se révèlent contraires aux règles
d'hygiène. Cette remise en cause, faite de
temps en temps, permet soit de modifier ses comportements
soit de les confirmer.
Rappelons donc que
le plus important est la régularité
dans ses habitudes de sommeil. Ceci est d'autant
plus vrai, mais pas forcément simple à
mettre en oeuvre pour les personnes narcoleptiques
dont la structure de sommeil est perturbée
en permanence. Cette perturbation ne soit pas être
une excuse à une désorganisation subie
et préjudiciable.
La nuit suivante se
prépare dès le réveil et la
qualité de votre sommeil est la conséquence
directe de votre préparation du coucher.
retour
Que faire pour bien
dormir ?
Quelques conseils
généraux d'hygiène de sommeil
Si vous pensez que
vos nuits se passent bien et que vous vous réveillez
tous les matins en forme, dynamique, heureux de
vivre et plein d'entrain, surtout ne lisez pas les
conseils qui vont suivre ; ils ne sont pas pour
vous ou ne vous apporteront rien. (Passer)
- Prenez soin de votre chambre.
On ne dort jamais bien dans un "foutoir".
Ceci est surtout vrai pour les adolescents dont
les problèmes d'accès hypersomniaques
au cours de la journée sont parfois dus
à une mauvaise hygiène du sommeil
en dehors de tout problème de narcolepsie
ou d'autres pathologies.
- Dormez dans un endroit rassurant,
confortable, calme et reposant.
- Choisissez bien votre mode
de couchage.
Vous y passez 8 heures sur 24 : 1/3 de votre
vie, pensez-y.
- Vérifiez la dureté
du matelas : un lit trop ou pas assez dur peu
provoquer des maux de dos.
- Sachez que l'espérance
de vie d'un matelas en matériau moderne
est largement inférieure à celle
d'un humain. Changez le régulièrement.
- Maintenez votre literie en
bon état : aérez-la ainsi que
votre chambre tous les jours.
- Dormez dans des draps propres
pour éviter, entre autres choses, mauvaises
odeurs et multiplication des acariens.
- Protégez-vous des
agressions extérieures : isolez-vous
du bruit et masquez autant que possible la lumière.
Selon les études récentes sur
la mélatonine, le cerveau se restructure
plus dans le noir complet qu'à la lumière
du jour.
- Maintenez l'air de votre
chambre à une température entre
16 et 18° C, mais évitez de prendre
froid en vous couvrant car la température
du corps baisse de quelques degrés au
cours de la nuit.
- Humidifiez l'air votre chambre,
en posant une serviette humide sur le radiateur
ou en installant un humidificateur.
- Évitez d'utiliser les
produits modernes odorants et les bâtons
d'encens : ils peuvent être facteurs d'allergie.
- Si cela vous gêne ou
gêne la personne qui dort avec vous, masquez
autant que possible l'affichage de l'horloge.
- Ne pensez pas que le temps
passé à dormir est un temps inutile
et perdu : non seulement c'est une phase de
restauration nécessaire, mais encore
cette idée peut devenir particulièrement
stressante.
retour
Au cours de la journée
- N'ayez pas d'activité
physique importante en fin de journée,
par exemple, ne faites du sport qu'en début
d'après-midi.
- Faites attention aux médicaments
que vous prenez.
Si vous avez des doutes, demandez à votre
médecin ou à votre pharmacien.
- Ne prenez pas de stimulants,
café, alcool, vitamine C, médicaments
excitants ou éveillants en fin d'après-midi.
- Les siestes qui dépassent
20 minutes ne sont plus des siestes. Vous commencez
alors une autre phase de sommeil qui pourrait
perturber votre sommeil de nuit.
- Évitez de vous trouver
ou de provoquer des situations stressantes :
apprenez à vivre et à diminuer
les situations qui provoquent votre stress.
Dans la soirée
- Ne faites pas d'activités
physiques ou dynamiques comme le sport ou un
travail intellectuel trop important.
- Au cours du souper, ne mangez
pas d'aliments trop lourds ou trop légers
à digérer :
- trop lourds, le travail de difficile digestion
peut perturber la nuit,
- trop légers, les éventuels manques
ou carences alimentaires ne vont pas permettre
de bien dormir.
- Ne buvez pas trop de liquide
car, à moins d'avoir une vessie aux énormes
capacités, vous serez réveillé
et vous serez obligé de vous lever. Se
rendormir très vite peut alors se révéler
difficile ou cela peut perturber la suite du
sommeil.
Attention à la tentation de se retenir
de vider sa vessie pour, malgré tout,
continuer à dormir. Les champions, capables
d'un tel exploit, risqueraient des complications
rénales en s'intoxiquant avec leur propre
déchet, par engorgement des circuits
de détoxication.
- Faites confiance à
votre horloge biologique en vous couchant et
vous levant à horaires aussi réguliers
que possible. Il n'est cependant pas obligatoire
de mener une vie monacale.
- Petite astuce avant de vous
endormir : demandez à votre cerveau de
faire son travail et de vous réveiller
à l'heure que vous avez prévu.
Vous verrez que cela marche avec un patient
entraînement et vous ferez l'économie
d'un réveil bruyant.
Au cours de la nuit
- Vous pouvez cependant vous
coucher en pensant que le sommeil, comme d'habitude,
va s'installer de suite puis insidieusement,
pendant l'endormissement, votre cerveau se met
à "redémarrer". Ce ne
sont pas des pensées hypnagogiques qui
peuvent précéder les sommeils
narcoleptiques, ce sont les soucis de la journée
qui vous reviennent, c'est la journée
du lendemain qui vous inquiète et que
vous essayez vainement de planifier, de telle
sorte que vous n'arrivez plus à maîtriser
cet emballement de votre esprit et que votre
sommeil s'éloigne. Cela peut être
fréquent si vous êtes une personne
anxieuse. Recourez alors à toutes les
techniques de relaxation et de centration sur
les sensations de votre corps pour déconnecter
votre cerveau des inquiétudes de la journée
à venir.
- Le lit a été
inventé principalement pour notre sommeil,
"accessoirement" des activités
sexuelles peuvent y trouver un lieu idéal
pour s'y développer.
- Essayez de ne jamais y introduire
de télévision elle risquerait
d'y prendre racine.
- Ne tombez pas dans la "facilité"
qui consisterait à économiser
l'espace en faisant de votre chambre et de votre
lit, l'espace à tout faire, même
y manger. N'en faites pas la salle de lecture
de votre bibliothèque. Cultivez la différence
des espaces !
- Si vous ne pouvez pas vous
endormir, levez-vous. Ayez une activité
calme et reposante, comme lire en dehors de
votre lit et patientez jusqu'au prochain train
de votre cycle de sommeil pour vous recoucher.
Dans ce cas, il est important d'apprendre à
repérer les signes que votre corps et
votre esprit vous donne et de ne pas les ignorer.
Ils se vengeraient !
Au moment du réveil
- Levez-vous dès que
vous êtes réveillé. Si vous
vous rendormez alors, vous risquez de vous réveiller
brusquement en cours de cycle, de vous sentir
"vaseux" ou d'avoir mal à la
tête éventuellement.
- Tous les professionnels dont
l'activité est centrée sur le
corps et ses expressions conseillent de se lever
en douceur.
- Prenez le temps psychologique
de revenir à la réalité
en évitant de le faire avec un réveille-matin
trop agressif si vous avez la nécessité
d'en utiliser un.
- Avant de quitter votre lit,
étirez-vous lentement pour détendre
et échauffer vos muscles. Vous pouvez
faire quelques exercices rapides en utilisant
les différentes techniques de prise de
conscience du corps, de yoga ou de relaxation.
- Baillez, si vous en ressentez
l'envie et autant que vous le souhaitez, pour
vous oxygéner.
- Exposez-vous progressivement
à la lumière, de préférence
celle du jour qui aide à régler
votre horloge biologique.
- Prenez une douche revigorante
et rapide. Attention au gaspillage d'eau inutile.
- Ne sautez pas votre petit
déjeuner qui doit être solide et
équilibré. II devrait vous apporter
le quart de vos besoins énergétiques
pour la journée.
Que faire au cours
de la journée ?
Ne jamais résister
au sommeil
S'il est un seul conseil
à donner à une personne qui vient
de découvrir qu'elle était narcoleptique,
c'est bien de ne jamais résister au sommeil.
Certaines personnes ainsi peuvent passer des journées
entières à essayer de résister
au sommeil. Le soir elles s'endorment enfin, épuisées
par une journée de lutte où ne se
compte plus les victoires à la Pyrrhus qu'elles
ont pu gagner. La seule chose à faire est
de dormir dès que le cerveau et la pensée
semblent se mettre aux abonnés absents ou
que des images ou des sons ou des sensations apparaissent
en décalage complet avec la réalité
vécue. Mais comment dormir quand la pression
du travail professionnel oblige à une vigilance
constante et soutenue ?
Il n'y a aucune solution
miracle ! Cependant, il peut y avoir des aménagements
de plusieurs sortes en ce qui concerne les conditions
de travail elles-mêmes et il y a toutes les
astuces que chacun peut se créer et développer.
Les forums de ce site sont là pour échanger
entre nous.
Agenda du sommeil
Pour bien connaître
les difficultés provoquées par les
accès d'hypersomnie L'AGENDA DU SOMMEIL est
le meilleur moyen d'investigation des troubles et
d'identification du problème. C'est un outil
d'autoévaluation du sommeil sur une période
prolongée. Sur une feuille qui représente
une grille horaire vous allez noter pendant au moins
une semaine vos horaires de coucher, de lever, de
sommeil, vos siestes, vos éventuels réveils
nocturnes, les traitements pris et l'appréciation
de son état psychologique. Cette feuille
se trouve maintenant assez facilement soit en la
demandant au médecin qui vous suit soit en
utilisant le " passeport pour le sommeil"
distribué par l'ISV. Différents modèles
sont proposés en fonction des troubles présentés
et des objectifs poursuivis. Ils sont plus ou moins
complets et plus ou moins faciles à remplir.
La simplicité est souvent le moyen le plus
efficace de bien se connaître.
Vous pouvez utiliser
cet outil pour prendre conscience objectivement
de la façon dont vous "gérez"
votre sommeil en fonction de vos difficultés.
Vous vous rendrez compte de vos habitudes et des
ajustements nécessaires pour faire face à
vos difficultés. Vous pouvez aussi en discuter
avec votre médecin qui pourra vous conseiller
encore plus utilement.
La sieste préventive
Elle constitue le
meilleur rempart contre l'accès de sommeil
imprévisible et soudain dans la journée.
Il faut cependant
rappeler que les consignes médicales pour
la sieste différent suivant que les personnes
sont narcoleptiques ou atteintes d'hypersomnie idiopathique.
Les siestes sont souvent déconseillées
pour ces dernières car alors elles perturberaient
encore plus le déroulement de la nuit de
sommeil.
Pour les personnes
narcoleptiques donc, s'octroyer environ un quart
d'heure de sieste multiplie les chances de n'avoir
rien à craindre (côté sommeil
uniquement, côté cataplexie c'est une
autre affaire !) pendant une heure ou deux, selon
les personnes. La meilleure façon de faire
face à sa maladie passerait donc par une
organisation de sa journée qui prévoirait
de pouvoir faire environ 1/4 d'heure de sieste toutes
les 2 heures. Bien sûr, cela n'est pas toujours
facile à réaliser, surtout en milieu
professionnel.
Cependant, il est souvent possible de trouver une
organisation de sa journée qui convienne
à tout le monde, en concertation avec le
patron et la médecine du travail si nécessaire.
Le plus difficile est de bien faire admettre (et
comprendre) que les performances du narcoleptique
ne pourront être que meilleures si la journée
est ponctuée de ces siestes préventives.
Il faut rappeler que les médicaments, lorsqu'ils
sont prescrits ne "soignent" pas la maladie
- car alors les symptômes ne se manifesteraient
plus ! - mais ils suppriment les pics des symptômes.
Il est donc toujours nécessaire, en dehors
des aménagements mis en place en accord soit
directement avec l'employeur ou le chef de service
soit avec la médecine du travail d'avoir
mis en place quelques dispositions pratiques de
conduites à tenir. Ce sont des exemples de
ces astuces qui vont suivre en insistant sur les
possibilités de récupération
rapide en dehors des siestes traditionnelles.
Positions du corps
pour dormir
Deux éléments
sont caractéristiques lorsque l'on observe
des personnes narcoleptiques prises d'accès
de sommeil en public. C'est d'abord le fait que,
au retour de la conscience, elles ont un regard
circulaire qui semble vérifier si leur entourage
s'est aperçu de leur accès. Le deuxième
élément c'est de voir que, si elles
n'ont pas pris leur disposition pour dormir réellement,
elles vont subir, presque aussitôt, un autre
accès durant lequel, leur tête va dodeliner
d'avant en arrière et de droite à
gauche, dans leur souci semi inconscient d'essayer
de résister "avec honneur" aux
attaques de Morphée. Mais c'est peine perdue,
leur tête plonge en avant en précipitant
leur réveil et un nouveau regard circulaire.D'autres
personnes par contre, sans se soucier du regard
des autres dorment visiblement dans une position
de sommeil. Laquelle de ces deux solutions est la
meilleure ?
Il n'y a pas de réponse
dans l'absolu, pourtant, il existe une situation
intermédiaire qui peut s'avérer très
utile et très efficace dans la majorité
des situations. L'objectif de la position est à
la fois d'avoir l'air attentif et de laisser survenir
les accès de sommeil sans que cela se remarque
trop, sans que le corps s'effondre par manque de
tonus, tout en profitant de l'effet restaurateur
des accès de somnolence. C'est l'exemple
de la célèbre statue du penseur de
Rodin dont on pourrait se demander s'il dort ou
s'il réfléchit. Il s'agit en effet
de se mettre dans une position dans laquelle, pour
les autres, la personne semble réfléchir
; le menton entre les mains par exemple les doigts
entrecroisés pour augmenter l'effet du blocage.
Cependant, dans le même temps, cette position
du corps doit permettre son maintien lorsque le
manque de tonus se manifeste.
Le squelette peut
tenir en équilibre sur lui-même : les
tendons et les masses musculaires le facilitent
et l'utilisation des postures corporelles en triangle
aussi. Cette première constatation, qui peut
trouver de multiples solutions, ne concerne que
la position physique du corps. Cependant, le résultat
est encore meilleur s'il s'accompagne d'une démarche
psychologique : la préparation au sommeil
et au réveil.
Cela ne réussit
pas dès le début, mais progressivement
sans se décourager des résultats vont
arriver. Accompagnant les dispositions prises pour
le blocage du corps, la personne narcoleptique peut
non seulement se préparer mentalement à
ne pas résister au sommeil, si des accès
de somnolence surviennent, mais encore elle peut
s'autosuggestionner pour parvenir le plus vite possible
au sommeil de rêve et enfin, pour obtenir
un réveil aussitôt cette phase atteinte.
Pourquoi insister sur la rapidité ? Parce
que la stabilité du corps n'est jamais très
longue et qu'il faut se mettre dans l'état
d'esprit de pouvoir récupérer rapidement
pour en profiter. Il ne s'agit pas d'être
dans un état d'esprit de toute-puissance
en ayant l'illusion de pouvoir maîtriser son
handicap mais plutôt de retourner à
son profit ses limites en utilisant les possibilités
que ce handicap peut offrir : s'endormir vite pour
se restaurer le plus rapidement possible. Ce n'est
pas une solution miracle. Elle ne marche pas à
tous les coups. Cependant le si peu que cela marche
pour chacun c'est déjà mieux que d'être
dans un état d'esprit où le handicap
est subi en permanence.
retour
Apprendre à
dormir dès que cela est possible.
Dans ce sens, il est
aussi intéressant, en terme de prévention,
de s'entraîner mentalement d'abord à
dormir en quelques secondes dès que la situation
le permet. Descendre les étages en prenant
les escaliers, c'est bon pour la forme physique
et pour les personnes claustrophobes, mais pour
dormir le temps de la descente, il faut prendre
l'ascenseur. Ce n'est pas une blague ! Essayez !
Bloquez votre corps dans un coin de l'ascenseur,
mettez vous en équilibre corporel sur un
seul pied : cela facilite la position de blocage
et essayez de dormir. Préparez-vous aussi
mentalement à vous réveiller dès
que l'ascenseur s'arrête à votre étage.
Les navigateurs solitaires utilisent les mêmes
trucs, à leur niveau beaucoup plus périlleux,
pour récupérer du sommeil dans des
situations difficiles. Il y a beaucoup de situations
dans la vie courante où l'on peut, quand
le besoin s'en fait sentir, récupérer
de précieuses secondes de sommeil ; et les
petits ruisseaux font les grandes rivières.
Le bus, le tram, le train, le métro, les
salles d'attente, le café, les toilettes,
autant de situations et de lieux qui permettent
de s'endormir rapidement, en ayant toujours en tête
de s'endormir pour se réveiller dès
que la situation de restauration est suffisante.
Comment le savoir ? Faites confiance à votre
cerveau, lui le sait !
Relaxation et
sommeil flash
On parle beaucoup
de relaxation, pour diminuer le stress : c'est vrai,
c'est efficace. Cependant, en position de relaxation
une personne narcoleptique a beaucoup de chance
d'atteindre très rapidement le sommeil :
dormir ce n'est plus se relaxer, ce sont deux processus
différents et complémentaires. Alors,
pourquoi ne pas utiliser les techniques de relaxation
pour s'endormir plus rapidement puisque notre handicap
nous y entraîne ? Essayez et adaptez en fonction
des résultats, de vos capacités et
de vos besoins. Voici une technique utilisée
fréquemment par les sportifs pour obtenir
un état de relaxation : la respiration carrée.
Mettez-vous dans une position relaxante dans laquelle
le sommeil peut survenir sans vous réveiller
et respirez en comptant mentalement. Non ! Il ne
s'agit pas de compter les moutons !
La respiration est
dite carrée car elle se décompose
en 4 temps égaux : deux étapes pour
l'inspiration et deux étapes pour l'expiration.
Tout en inspirant comptez "un, deux, trois"
par exemple, puis bloquez l'inspiration et continuez
"quatre cinq six" enfin, tout en expirant,
comptez "sept, huit, neuf" puis bloquez
l'expiration et continuez "dix, onze, douze"
; ce cycle finit, recommencez. Ici, la respiration
est basée sur un rythme de trois, mais il
peut être sur une base de 2 ou de quatre ou
plus. Choisissez le rythme qui vous convient le
mieux. Au début, vous aurez peut-être
l'impression d'étouffer au moment des blocages
de respiration, mais c'est peut-être la concentration
nécessaire pour obtenir la régularité
de la respiration qui provoque la déconnection
du mental et de la réalité et permet
d'atteindre l'état de relaxation, le court
sommeil et le mieux-être.
Raidissement des
muscles
Lorsque l'accès
de sommeil se fait sentir, un moyen de résister
un peu plus longtemps (histoire de finir ce qu'on
est en train de faire ou de continuer à conduire
le temps de trouver un lieu où s'arrêter)
est de se raidir, des pieds à la tête,
en contractant tous ces muscles. Cela produit une
sensation de chaleur, comme pendant un exercice
physique intensif. C'est fatiguant ! ça ne
permet pas de tenir très longtemps, mais
c'est efficace. Bien sûr par la suite, l'endormissement
est relativement rapide et il faut s'en méfier
!
Avant de partir
- Dormez correctement les nuits
précédentes. A titre indicatif, 1
à 2 heures de sommeil en moins par nuit donne
au bout de 1 à 5 jours, une nuit blanche.
- Attention aux médicaments.
Vérifiez la notice et informez-vous auprès
de votre médecin. Les personnes narcoleptiques
prennent des médicaments "éveillants"
mais, exceptionnellement, certains médicaments
pour la cataplexie peuvent avoir des effets contraires.
- Prenez la route après
une nuit de sommeil réparateur (environ 7
heures).
- Ne vous levez pas à une
heure inhabituelle.
- La privation de sommeil, avant
un long voyage, n'augmente pas les capacités
de vigilance, elle augmente l'énervement
!
- Prenez un petit déjeuner
consistant et une boisson stimulante (thé,
café) à dose modérée.
- Évitez de partir après
une journée de travail.
- De jour, on observe une baisse
de vigilance normale entre 13 et 14 heures qu'il
ne faut pas confondre avec des "difficultés
de digestion".
- Ne vous fixez pas une heure d'arrivée
trop stricte que vous ne pourrez pas tenir.
- En cas de contrainte d'horaire,
sachez passer le volant à un passager pour
vous remplacer et vous reposer.
- Dans tous les cas, se relayer
toutes les 2 heures ou tous les 200 km et limitez
à 6 heures maximum la durée de votre
temps de conduite par 24 heures. N'allez jamais
au-delà de vos limites.
Et si vous voyagez
de nuit
La conduite de nuit nécessite
un certain nombre de précautions à
prendre impérativement :
- Faites vérifier votre
vue régulièrement, spécifiez
à l'ophtalmologiste la pratique de la conduire
de nuit, ayez une paire de lunettes de rechange
dans le véhicule.
- Avant un long voyage de nuit,
dormez de façon préventive environ
1 heure 30.
- Vous pouvez aussi compenser votre
dette de sommeil par des siestes préalables
dans la journée.
- Partez reposé et en bonne
forme physique,
- La nuit, sachez que votre vigilance
est à son minimum entre 3 et 6 heures du
matin.
- Soyez attentif aux signes de
fatigue et de somnolence, n'hésitez pas à
vous arrêter sur une aire de service.
Au cours
du trajet
- Imposez-vous des pauses fréquentes
d'une durée de 10 à 20 minutes.
- Si vous roulez sur autoroute,
détendez-vous, marchez sur les aires.
- Buvez beaucoup d'eau et évitez
les aliments riches en graisse.
- Respectez les distances de sécurité.
(astuce pour calculer une distance de 2 secondes
: fixez la voiture qui vous précède,
repérer un objet fixe et précis (borne,
panneau, arbre,
) devant lequel elle vient
juste de passer, dites lentement "deux - i
- grec" (2Y). Si vous n'avez pas atteint votre
repère avant de terminer vous respectez la
distance de sécurité, sinon prenez
vos distances. La consigne de compter "1 -
2" est inappropriée elle ne dure qu'une
seconde.
- Si votre voyage doit dépasser
8 à 10 heures, sachez vous arrêter
pour passer une nuit normale de sommeil.
Attention
Danger
- Attention à l'approche
de votre destination : 4 fois plus d'accidents ont
lieu en fin de parcours suite à plusieurs
facteurs dont la baisse de l'attention et l'assoupissement.
- 65 % des accidents corporels
surviennent à moins de 15 km de chez soi
sur des trajets quotidiens connus.
- Les troubles qui surviennent durant
la conduite automobile, après 17 heures sans
sommeil, sont équivalents à ceux constatés
lors d'une conduite sous l'emprise de 0,5 gr d'alcool
dans le sang.
Signaux d'alerte
Une
personne fatiguée doit se reposer.
Une personne en baisse de vigilance doit dormir.
Les mécanismes en cause ne sont pas identiques.
Sachez reconnaître les premiers
signes de baisse de vigilance
différents des signes de fatigue :
- picotement des yeux,
- bâillements répétés,
- manque de concentration : le
conducteur ne sait ni où il est, ni où
il va,
- difficulté à maintenir
une vitesse constante : le passager peut ressentir
des "petits à coups" dans la vitesse,
- difficulté à maintenir
sa trajectoire : la voiture fait des "S",
de plus en plus grands, sur la route,
- inattention à la signalisation
ou au trafic·: accumulation de "petites
erreurs" de conduites. Gestes mécaniques,
- nuque raide avec besoin de remuer
le cou, la tête, de se détendre en
se massant la nuque,
- la tête est lourde et le
nez "pique en avant",
- engourdissement des jambes,
- périodes d'absence : "trou
noir" d'un dixième de seconde,
- besoin de raidir les muscles
de ses membres pour se maintenir en éveil,
- sur environ 4 heures de conduite,
de jour comme de nuit, on constate jusqu'à
3 minutes cumulées de baisse de vigilance
et de mise en sommeil du cerveau,
- la plupart des accidents liés
à l'assoupissement surviennent la nuit :
- entre 2-3h et 6-7h le matin,
- et en fin de journée entre 16-17h.
Conducteurs narcoleptiques
ou hypersomniaques
Pour les personnes
narcoleptiques ou hypersomniaques en particulier
mais aussi pour tous les conducteurs en général
évitez de penser que les signes d'alerte vont
passer en se stimulant.
- une baisse de vigilance constatée
demande de s'arrêter impérativement
le plus vite possible dès que la sécurité
le permet et il faut DORMIR (Un sommeil "flash"
peut suffire si la personne est entraînée),
- lorsque les facultés de
vigilance sont épuisées, seul le sommeil
peut les restaurer,
- avant de trouver un lieu d'arrêt
en sécurité (sur les autoroutes
par exemple), pour maintenir temporairement
l'éveil il faut :
- ouvrir les fenêtres ou modifier les
paramètres de la climatisation,
- augmenter le son de la radio,
- obliger vos passagers éventuels à
vous parler pour vous tenir éveillé,
- tendre ses muscles (on sent alors une
sensation de chaleur due à l'effort fourni),
- chanter à tue-tête, crier ou
hurler si nécessaire,
- respirer très vite et très
profondément en contractant et décontractant
les muscles du ventre et du diaphragme pour
oxygéner le cerveau au maximum.
Mais,
en arrivant au premier endroit où l'arrêt
est possible,
ne pensez surtout pas que l'accès de somnolence
est passé
et que vous pouvez maintenant continuer.
Arrêtez-vous impérativement !
Sinon dans 2, 8 ou 10 minutes cela va recommencer
et vous augmenterez les risques d'avoir un accès de sommeil
ET un accident.
La narcolepsie au féminin
Beaucoup de jeunes adolescentes, qui ont à faire
face à la découverte de leur narcolepsie
et de leur cataplexie, nous demandent des informations
concernant les problèmes de sexualité
et de relations amoureuses. Celles qui souhaitent avoir
un enfant s'interrogent quant aux difficultés
que représentent la grossesse et l'accouchement.
Les femmes enceintes et les jeunes mamans s'informent
pour les conduites à tenir face à leur
bébé. Les adolescent(e)s qui découvrent
que leur ami(e) est narcoleptique ou ceux qui le sont
eux-mêmes ont, d'une manière ou d'une autre,
les mêmes interrogations. Les parents qui découvrent
que leur enfant est narcoleptique ou que son ami(e)
est un(e) narcoleptique, sont aussi en recherche de
conseils et d'informations. Toutes ces questions et
bien d'autres demandent réflexion. Aucune n'a
de réponse simple.
Pour aider ces personnes à faire face au mieux
aux difficultés liées à leur
maladie, le centre de références parisien
des maladies rares pour les hypersomnies a édité
une plaquette d'information intitulée "La
narcolepsie au féminin". Pour le moment
son contenu ne se retrouve pas dans les pages de son
site Internet : www.je-dors-trop.fr.
Aussi, nous complétons cette page de notre propre
site Internet en y introduisant de nouveaux paragraphes
sur ces sujets. Nous nous inspirons donc largement,
avec leur accord, de cette plaquette en gardant en particulier
la structure de leur plan. Nous ne reprenons pas l'ensemble
de son contenu et nous la complétons pour certains
points.
Que peut
faire une femme à l'adolescence ?
La narcolepsie va-t-elle se modifier à I'approche
de la puberté?
La narcolepsie n'a théoriquement pas d'influence
sur la puberté ni sur le cycle menstruel Toutefois
à la puberté, la fragilité psychologique
habituelle de la "crise" d'adolescence peut
poser des problèmes de compliance au traitement,
c'est-à-dire d'acceptation et de suivi des traitements
médicaux ou d'application des conduites à
tenir. C'est une réaction assez courante, parfois
violente et qui peut désemparer temporairement
les parents. Il ne faut pas hésiter à
en parler au médecin ou à demander l'aide
ou les conseils d'un psychologue. Il ne faut pas oublier
non plus que, de façon complémentaire
à ces solutions, de nombreux parents d'enfants
narcoleptiques sont adhérents de l'ANC, qu'ils
ont eu à faire face aux mêmes difficultés,
qu'ils ont mis en place leur solution personnelle et
que le forum de l'ANC (adresse : http://www.anc-narcolepsie.com/forum/
.)
est fait pour informer, aider et échanger avec
tous ceux qui se trouvent confrontés à
ces problèmes.
Quelques jours avant les règles, comme chez toutes
les femmes, un syndrome prémenstruel peut se
manifester, c'est-à-dire que des signes secondaires
avant-coureurs existent et indiquent l'arrivée
des règles. Dans le cas de la narcolepsie, à
ce moment-là, il n'est pas rare de noter une
légère aggravation de la somnolence. Si
c'est le cas, n'hésitez pas à en parler
au médecin qui vous suit pour les troubles du
sommeil afin qu'il augmente les doses du traitement
éveillant quelques jours avant les règles.
Que peut
faire une femme à l'âge adulte ?
Le traitement de la narcolepsie risque-t-il d'interférer
avec les méthodes contraceptives ?
Le mise en route d'une contraception suppose une information
et une réflexion sur les différentes méthodes
possibles pour choisir la mieux adaptée individuellement.
La pilule est la méthode contraceptive la plus
répandue, et certaines jeunes adolescentes souhaiteraient
commencer une contraception orale en prenant une pilule
mini dosée car la prise de la pilule a la mauvaise
réputation, parfois justifiée, de faire
grossir. Cependant, il faut savoir que certains médicaments
de la narcolepsie diminuent l'efficacité des
contraceptifs oraux. C'est le cas du modafinil (Modiodal®).
Il faudra donc utiliser une pilule contenant au moins
50 µg d'éthinylestradiol et même,
en cas d'arrêt du modafinil, il faudra poursuivre
le traitement contraceptif dosé à 50 µg
pendant au moins deux mois avant de revenir à
une pilule normodosée.
Les autres traitements principaux tels que la méthylphénidate
(Ritaline®), les amphétamines, le mazindol
(Téronac®) et l'oxybate de sodium (Xyrem®)
ne présentent pas d'interactions avec la pilule.
En cas de prise d'un antidépresseur pour traiter
les accès de cataplexie, il faut faire attention
et en parlez au médecin qui prescrit les contraceptifs
oraux car certains antidépresseurs modifient
l'efficacité de la contraception.
D'autres méthodes contraceptives existent, comme
les méthodes locales (préservatif, diaphragme,
spermicide, dispositif intra utérin normal ou
hormonal) ou comme les méthodes hormonales telles
que l'implant. Ils présentent l'avantage de ne
pas avoir leur efficacité diminuée par
les médicaments de la narcolepsie.
La narcolepsie
exerce-t-elle une influence sur la vie sexuelle ?
Il n'y a pas d'influence directe de la narcolepsie cataplexie
dans ce domaine. Cependant, le fait d'avoir une maladie
chronique et le fait des craintes de déclanchement
des accès de cataplexie lors de ces relations,
peut modifier l'image que l'on a de soi-même et
interférer sur la vie intime et amoureuse. Là
encore, l'aide et les conseils d'un psychologue, les
échanges sur le forum de l'ANC peuvent apporter
des réponses et peuvent permettre de diminuer
ces craintes et de retrouver la confiance en soi.
Comment en
parler à son ami(e) ?
C'est une question très personnelle. Toute relation
à l'autre se base sur une certaine relation de
confiance, c'est d'autant plus indispensable dans une
relation amicale et amoureuse. Parler de sa maladie
suppose aussi une relation de grande confiance. Si vous
n'êtes pas sûre de vos sentiments prenez
le temps de réfléchir et discutez-en avec
vos proches. A l'inverse, lorsque vous vous sentirez
suffisamment en confiance avec votre partenaire, vous
aurez probablement envie de lui en parler. Le moment
venu, vous pourrez aborder ce sujet de façon
simple et naturelle.
Il faut arriver à faire comprendre à sa
famille et à ses amis que le sommeil est un besoin
naturel pour eux comme pour les personnes narcoleptiques,
mais que ce besoin est excessif dans les cas de narcolepsie.
Il faut aussi bien indiquer que les siestes et les pauses
sont indispensables au bien-être et à la
vie. Très souvent, le fait de pouvoir nommer
la maladie, par le malade lui-même mais aussi
par son entourage (ami(e), conjoint, proche), constitue
un grand soulagement. Savoir que c'est une maladie qui
se soigne, d'une part, au moyen de médicaments
et, d'autre part, avec des conduites adaptées
aux problèmes de l'hypersomnolence modifie la
relation d'incertitude ou de méfiance qui a pu
s'installer à l'apparition des premiers symptômes.
La narcolepsie
influence-t-elle la fertilité ?
Ni la narcolepsie cataplexie, ni ses traitements ne
modifient la fertilité. La prise des traitements
nécessaires ne pose aucune difficulté
pour être enceinte.
Faut-il interrompre
le traitement lorsque l'on envisage une grossesse
?
Avant d'envisager une grossesse, il est préférable
de consulter un gynécologue pour vérifier,
comme toute femme, l'immunité contre certaines
maladies telles que la rubéole. Comme pour toutes
les femmes enceintes, évidemment les mêmes
conseils d'hygiène de vie sont à suivre
: arrêt du tabac et de l'alcool, alimentation
équilibrée, pas de sport violent, complémentation
en acide folique.
Une consultation auprès du neurologue ou du médecin
"spécialiste" du sommeil s'impose car
il est souvent nécessaire d'interrompre le traitement
par modafinil (Modiodal®), méthylphénidate
(Ritaline®) ou amphétamine. Certains de ces
médicaments présentent par exemple un
risque accru d'hypertension artérielle pendant
la grossesse.
Quels sont
les risques de malformations chez le futur bébé
?
Quant au risque éventuel
de malformation chez le ftus, ces médicaments
ont fait l'objet d'étude chez l'animal mais
pas chez l'homme et, selon le principe de précaution,
il est préférable de les arrêter.
Parmi les traitements des crises de la cataplexie
les tricycliques (noms à préciser
)
n'ont pas ou peu de toxicité ftale. Les
inhibiteurs
de la recapture de la sérotonine (noms à
préciser
) présentent un risque
de malformation cardiaque pour le ftus. En fonction
de ces différents éléments, la
personne atteinte de narcolepsie prendra sa décision
en relation avec le ou les médecins concernés.
Lorsque l'arrêt total des médicaments
n'est pas possible, la grossesse doit faire l'objet
d'une surveillance accrue.
Comment allaiter
son bébé ?
Le modafinil (Modiodal®), le méthylphénidate
(Ritaline®) et les amphétamines passent dans
le lait maternel. Leurs effets sur le nouveau-né
n'étant pas connus, il est donc conseillé
de ne pas allaiter en cas de prise de ces médicaments.
En revanche, si vous prenez des tricycliques (noms à
préciser
), il n'y a pas de risque connu
pour le bébé.
Quels sont
les risques de transmettre la maladie à son
enfant ?
Il vrai que la narcolepsie est souvent une ma!adie familiale.
Toutefois, la génétique n'est pas seule
en cause. Les études dans les familles de narcoleptiques
ont montré que certaines personnes qui possèdent
un gêne "à risque" ne sont pas
pour autant atteintes de la maladie. On fait l'hypothèse
actuellement de l'existence d'un gène, dit de
susceptibilité, qui ne s'exprimerait que dans
certaines conditions et en fonction de l'environnement
; conditions de vie, accidents éventuels, importance
du stress, histoire personnelle etc
Un spécialiste
du sommeil peut donner plus de précisions et
peut orienter, si besoin est et en fonction de chaque
personne, vers une consultation de conseil génétique.
Il faut savoir aussi que, si cette question est tout
à fait légitime, cela n'empêchent
pas beaucoup de parents narcoleptiques d'avoir des enfants
en bonne santé et sans problème de narcolepsie.
Comment apprendre
à vivre avec son bébé ?
Dès la naissance de son enfant, une personne
narcoleptique, homme ou femme, apprend vite à
s'adapter à lui et réciproquement. Il
est important, dans les premiers temps, d'essayer de
se faire aider au maximum pour l'apprentissage de cette
adaptation. Faites le point en couple à ce sujet,
mais surtout n'hésitez pas à demander
conseil à ceux "qui ont déjà
vécu cette expérience". Cela permet
très vite de se faire davantage confiance en
mesurant mieux et en relativisant les risques que l'on
court et que l'on fait courir au bébé.
C'est une bonne pratique par exemple de profiter des
siestes du bébé pour faire les siennes.
Si cela vous intéresse, consultez les pages sur
le "co-sleeping" ou (référence
française
)
Si la décision de ne pas allaiter a été
prise, le traitement peut être repris. Cela permet
ainsi d'éviter le risque d'accès de sommeil
et de cataplexie. Dans le cas contraire, au moment des
tétées, la maman doit prendre la précaution
de s'installer pour que, malgré la perte de tonus
éventuel, le bébé se maintienne
naturellement en bonne position. La difficulté
est de toujours penser à prévenir les
chutes avec le bébé : que cela devienne
une "simple" habitude plus qu'une cause d'anxiété.
Ainsi, dans tous les cas, il faut prendre quelques précautions
comme éviter d'installer un coin "change"
en hauteur, ne pas donner le bain seul(e), ne pas porter
le bébé dans les bras lors des sorties
émouvantes : la présentation du bébé
à la famille ou aux amis par exemple
Comment en
parler à ses enfants ?
La vie avec ses enfants et les expériences provoquées
par la maladie sont les meilleures occasions de dire
ce qu'il en est. Même si votre bébé
est censé ne pas comprendre le sens des paroles,
vous pouvez toujours lui "dire" votre maladie
et vos sentiments avec des mots simples, comme on peut
dire une comptine par exemple. Apprendre à exprimer
simplement ses émotions, sans se laisser envahir
par elles, est profitable aussi bien au bébé
qu'à la maman. Cette attitude permettra, à
la maman d'abord mais aussi au papa, d'établir
une relation de vérité avec son enfant,
lorsqu'il sera devenu un enfant capable de mieux comprendre.
Vous pourrez alors réfléchir à
la meilleure façon d'aborder avec lui le sujet
de votre maladie.
Que peut
faire une femme à la ménopause ?
A la ménopause, la maladie va-t-elle se modifier
avec I'âge ?
Il est possible qu'à
la ménopause l'arrêt des sécrétions
hormonales ait une influence sur les symptômes
de la maladie. C'est généralement une
période difficile qui s'accompagne d'un certain
nombre de désagréments. Ceux-ci peuvent
être diminués avec le traitement hormonal
substitutif et il est bon de demander conseil à
son gynécologue.
Différents forums pour les personnes narcoleptiques
existent et, parfois, certaines personnes font part
de leurs craintes de voir leurs symptômes évoluer
comme dans les maladies dégénératives.
Cependant, la très grande majorité des
réponses apportées par "les anciens"
montrent qu'il n'en est rien et que les symptômes
de la narcolepsie s'estompent en général
avec l'âge, et, sans que les causes en soient
évidentes, on constate souvent une amélioration
de l'hypersomnie et des cataplexies.
Informations
Pour toute information
concernant la maladie, consultez :
- Le site Orphanet :
www.orpha.net
- Rubrique "Narcolepsie et cataplexie
- Rubrique "Urgence et maladie rare"
- Le site destiné aux patients et aux professionnels
de santé ; www.je-dors-trop.fr
La plaquette du centre de référence
des maladies rares pour les hypersomnies rares a été
éditée avec le soutien du laboratoire
UCB.
Auteur et rédacteur
: Marcel
Rousseau
Date : le 10 avril
2008
|