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L'A.N.C. > Nos objectifs |
L'ANC
poursuit des objetifs analogues à ceux d'autres
associations étrangères du même
type, à savoir :
- INFORMER
sur tous les aspects de la narcolepsie - cataplexie
;
- AIDER
dans l'aménagement de leurs conditions de
vie sociale les personnes qui en sont atteintes
;
- FAVORISER
la recherche des causes et des thérapeutiques
de la maladie.
Une priorité
néanmoins est donnée à l'information,
Pourquoi ?
Parce que, à
plusieurs égard, la narcolepsie-cataplexie
est une maladie "paradoxale". Compte-tenu
de ses origines, il est paradoxal qu'elle soit particulièrement
mal connue en France, du corps médical notamment.
En effet, identifiée par un médecin
français Gélineau, qui lui a donné
son nom de narcolepsie en 1880, la médecine
française s'en est désintéressée
pendant un long moment, et ce sont les anglo-saxons,
qui en ont fourni la première description
complète, et qui ont trouvé les premières
relations avec le sommeil paradoxal. L'opinion publique
et les médias, y compris ceux spécialisés
en matière de santé, se passionnent
pour les problèmes d'insomnie, alors que
la seule véritable maladie du sommeil (basée
sur des troubles analysés scientifiquement
par des enregistrements polygraphiques), est la
narcolepsie - cataplexie, qui est une maladie de
la vigilance, c'est à dire de l'excès
de sommeil et non d'une insuffisance.
Même si
on ne peut la considérer comme directement
mortelle, au sens physique du terme, c'est une maladie
grave, dans la mesure où les handicaps
qu'elle entraîne sur les plans professionnels,
familiaux, scolaires... peuvent conduire
à une véritable "mort sociale",
et que le nombre de personnes supposées atteintes
en France est loin d'être négligeable
(entre 18 et 30 000 personnes).
Les circonstances
dans lesquelles se manifestent les symptômes
de la maladie sont d'une part :
- de pertes de vigilance et
accès irrésistible de sommeil,
et d'autre part
:
- de pertes de tonus musculaire
(symptôme de la cataplexie) à des
moments d'intense activité physique ou
émotionnelle.
La conjonction de ces deux types de symptômes,
dont le contraste reste à ce jour inexpliqué,
permet, à coup sûr d'établir
le diagnostic de la maladie.
En dépit
des méthodes scientifiques indiscutables
(enregistrements polygraphiques), le délai
moyen constaté pour l'identification de la
maladie était encore récemment de
13 ans à partir de l'apparition des premiers
symptômes). Cela tient d'une part, à
la confusion faite très fréquemment
avec des maladies neurologiques, et d'autre part,
au fait qu'en dehors des crises, les personnes atteintes
ont un comportement tout à fait normal. Avec
le développement des centres de sommeil et
des consultations spécialisées, ce
temps commence à se réduire.
- En premier lieu, les malades
eux mêmes, réels (c'est à
dire ceux pour lesquels le diagnostic a été
établi) et virtuels, ainsi que leurs
familles.
- En second lieu, les médecins
en général, et plus particulièrement,
les médecins scolaires, les médecins
du travail et les médecins conseils de
la Sécurité Sociale.
- En troisième lieu,
les employeurs et le corps enseignant.
- En quatrième lieu,
les pouvoirs publics.
- Enfin les médias et
l'opinion publique.
Aider les personnes
atteintes à passer de l'enfer au purgatoire
:
Cette formule
recouvre deux types d'actions : une aide de caractère
personnel, et l'étude de solutions adaptées
à des problèmes spécifiques
pouvant conduire à entamer des démarches
de portée générale auprès
des organismes concernés.
Une aide de caractère
personnel :
Les témoignages
qui montrent que l'établissement du diagnostic
apporte une sorte de libération et la fin
d'un véritable calvaire pour l'entourage
sont abondants.
C'est la fin des soupçons (paresse, simulation,
folie...), des errements et du mépris. Encore
faut-il qu'un certain nombre de conditions soient
réunies :
- que les personnes
atteintes puissent échanger leurs problèmes
sur leur maladie avec d'autres personnes susceptibles
de les comprendre, et sentir qu'elles ne sont pas
seules dans ce cas,
- aménager leur vie pour faire avec, puisque
les traitements actuels n'agissent que sur les symptômes
et de façon très inégale d'une
personne à l'autre.
L'ANC favorise
le contact des personnes atteintes en organisant
des rencontres, qui pour les jeunes, prennent la
forme de séjours plus ou moins longs.
Etudier des solutions
avec les organismes concernés :
Quelques exemples
pour illustrer ce type d'actions :
- s'agissant
des jeunes :
Outre la sensibilisation des enseignants à
la détection de la maladie, il est proposé
conjointement par les parents, les enseignants et
le responsable de santé scolaire l'établissement
d'un programme annuel pédagogique spécifique
et adapté ;
Pour passer ces examens à égalité
de chances : l'ANC s'efforce de favoriser le recours
et l'obtention de la formule du tiers temps ; le
contact avec des narcoleptiques qui terminent leur
cursus universitaire (internat en médecine,
maîtrise de gestion ou de biologie...) contribue
à montrer aux plus jeunes qu'il est possible
de mener à bien une scolarité. Prodiguer
quelques conseils pour les entretiens préliminaires
et l'entrée dans la vie professionnelle,
épreuve déjà redoutée
en temps normal.
- S'agissant
des adultes :
Aider à souscrire un contrat d'assurance
décès-invalidité sans tomber
dans les pièges des questionnaires de santé
;
S'efforcer d'obtenir une uniformité de décisions
des médecins-conseils de la Sécurité
Sociale sur l'ensemble du territoire, que ceux-ci
connaissent ou non préalablement la maladie.
Favoriser la
recherche des causes de la maladie et des thérapeutiques
de la maladie :
Pour ce faire,
l'ANC intervient de deux façons :
- Elle s'efforce
de convaincre ses adhérents de se prêter
aux recherches et expérimentations de tous
ordres qui lui paraissent utiles (par exemple
: le test en double aveugle d'un médicament)
;
- En orientant
les dons qu'elle peut recevoir vers le financement
de travaux, aidée en cela par un Comité
Scientifique.
Maladie Rare
et Médicaments Orphelins :
Avec une prévalence
de 3 à 5 pour 10 000 personnes la narcolepsie-cataplexie
entre dans la rubrique Maladies rares (+ de 5 000
maladies rares ont été identifiées
à ce jour).
La plateforme
"Maladies Rares" a été créée
en 2001, elle réunit autour de l'Alliance
des Maladies rares :
- Allo-Génes
(Centre d'Information sur les maladies génétiques),
- Orphanet (serveur d'information sur les maladies
rares),
- Eurordis (Collectif européen d'associations
de malades).
Vous pouvez consulter
les sites de ces organisations. Un numéro
azur existe : 0810.63.19.20 (Maladies rares Info
Service).
Médicaments
orphelins :
Des aides européennes
spécifiques existent maintenant pour inciter
les laboratoires à commercialiser les médicaments
pour les maladies rares.
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